Classement des entreprises - Fortune couronne Wal-Mart
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Le géant américain domine pour la troisième année consécutive le classement du magazine

Photo: Agence France-Presse
Le groupe pétrolier britannique BP se classe en deuxième position, avec 232,6 milliards $US, dépassant pour la première fois son concurrent américain ExxonMobil (222,9 milliards $US).
Cinq groupes non américains figurent dans la liste des dix premiers du classement 2004, contre quatre l'an dernier, grâce à l'arrivée du groupe pétrolier français Total à la dixième position avec 118,4 milliards.
Les autres entreprises étrangères du top-10 sont, outre BP, le groupe pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch/Shell (quatrième avec 201,8 milliards), le constructeur automobile allemand DaimlerChrysler (septième avec 156,7 milliards) et le fabricant automobile japonais Toyota (huitième avec 153,1 milliards).
Les Américains dominent
Les entreprises américaines continuent de dominer le classement (189 compagnies parmi les 500 premières, contre 151 il y a dix ans). Dans le même temps, le nombre de groupes japonais est passé de 149 à 82.
Parmi les 500 entreprises retenues par Fortune, 170 sont européennes contre 166 l'an dernier, et 123 asiatiques, contre 122.
«Même avec la guerre en Irak, la reprise sans emplois aux États-Unis et une croissance anémique en Europe, les 500 premières entreprises du monde ont engrangé un chiffre d'affaires cumulé de 14 900 milliards de dollars l'an dernier, ce qui est plus qu'au sommet du boom technologique en 2000, et des profits records de 731,2 milliards de dollars», a souligné Paola Hjelt, du magazine Fortune.
L'entreprise la plus profitable a été ExxonMobil en 2003, avec des bénéfices nets de 21,5 milliards $US, suivi par le groupe bancaire Citigroup (17,9 milliards de bénéfices). En Europe, les groupes affichant les plus forts profits sont Shell (12,5 milliards) et BP (10,3 milliards).
Le magazine note une montée constante des entreprises chinoises, qui sont 15 dans le classement 2004 contre 11 l'année précédente. «Les États-Unis vont sans doute rester la locomotive économique pour encore un certain temps, mais celles des pays en voie de développement arrivent vite. Il faut s'attendre à ce que cette tendance continue», assure Mme Hjelt.

