Un épargnant soucieux de récupérer ses avoirs discute avec un agent de sécurité du siège social de la Guta-Bank à Moscou, où le gouvernement tente ces jours-ci de rassurer la population sur la santé du système bancaire.
La banque refuse depuis la semaine dernière à ses épargnants de reprendre leurs économies, après que ceux-ci ont soudainement retiré 344 millions $US au cours du mois de juin. L'histoire de ces retraits massifs débute en mai. Une des banques de taille moyenne, la Sodbiznesbank, est alors soupçonnée de blanchiment d'argent et la banque centrale russe lui retire ses permis d'exploitation. La décision sème l'inquiétude chez les épargnants, qui prennent d'autres banques d'assaut afin de retirer leurs économies et fermer leur compte. Pour stopper l'hémorragie qui dure depuis, la Douma a donc promulgué ce week-end une loi garantissant jusqu'à hauteur de 3350 $US les dépôts faits auprès des banques en faillite, qui entrera en vigueur dans un mois. Entre-temps, la chaîne de télévision russe NTV estime que les clients de la Guta, rachetée par une banque appartenant à l'État, verront peut-être la couleur de leur argent d'ici jeudi.