Le 25e Festival de jazz a été «magique»
Mots clés : jazz
Une foule et des revenus records ont été enregistrés

Photo: Jacques Nadeau
Les cinq grands spectacles soulignant le quart de siècle du Festival ont tous connu un succès exceptionnel. La série a atteint son zénith avec Soleil de minuit, qui a réuni plusieurs musiciens et la troupe du Cirque du Soleil sur la rue Sainte-Catherine, dimanche soir.
Le spectacle à grand déploiement a attiré une foule record de 205 000 personnes, d'après la firme Décarie et complices.
«On ne peut pas accueillir plus de gens sur le site [...]. Il a fallu fermer toutes les entrées, le métro, c'est pas tout le monde qui s'est rendu qui a pu participer à l'événement», a raconté le président Alain Simard en conférence de presse.
La diffusion en direct à la télévision de plusieurs spectacles a cependant permis aux amateurs de jazz du Canada tout entier de partager l'expérience du Festival sans se déplacer. Quelques-uns des grands événements seront présentés à la télévision à l'extérieur du pays -- notamment aux États-Unis, en Europe et au Japon -- au cours des prochains mois.
D'après les organisateurs, les ventes de billets ont augmenté de 42 % cette année et 48 spectacles ont été tenus à guichets fermés -- ce qui constitue un autre record. L'an dernier, les billets vendus avaient permis au Festival de récolter près de quatre millions de dollars.
Les revenus tirés de la nourriture et des produits dérivés disponibles sur le site ont pour leur part connu une croissance de 10 %. Le Festival a toutefois duré deux jours de plus que l'an dernier.
Même si l'organisation n'a pas encore fait ses comptes, Alain Simard s'attend à ce que le Festival équilibre son budget. Le budget d'exploitation de l'événement se chiffrait à environ 20,5 millions.
Les gouvernements fédéral, provincial et municipal ont tous haussé leur contribution en cette année marquante.
«On a été impressionnés nous-mêmes par l'ampleur qu'a prise ce festival. C'est quelque chose qui nous dépasse, c'est remarquable de voir à quel point c'est devenu une organisation tellement complexe que personne ne peut tout savoir. Il faut faire confiance aux autres», confiait hier un Alain Simard fatigué mais heureux.
En 2003, les retombées fiscales du Festival de jazz ont totalisé 20 millions. L'organisation a en outre payé 2,7 millions en cachets aux artistes et cinq millions en salaires à ses employés. Il fait désormais partie des principales attractions touristiques du pays, selon Attractions Canada.
Le Festival pourra-t-il faire mieux l'an prochain? «Nous avons déjà des projets pour le 26e», a assuré le cofondateur de l'événement, André Ménard, qui a juré qu'il n'était pas question de revenir en arrière.
«Le public vit une expérience d'un ou deux soirs, vient à un ou deux concerts. Il ne veut pas voir ça rapetisser. Il a un choix fantastique, a-t-il fait remarquer. Candidement, on essaie de contenter tout le monde et sa mère. C'est une chose qui est un peu dangereuse à faire, mais on y arrive quand même pas mal.»

