Tour de France - huitième étape - Hushovd l'intrépide

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AP
Édition du lundi 12 juillet 2004

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Malgré le froid et la pluie, le sprinteur norvégien a facilement devancé ses adversaires

Thor Hushovd

Photo: Agence Reuters

Quimper -- Le Norvégien Thor Hushovd, de l'équipe du Crédit agricole, n'a pas froid aux yeux. Insensible aux conditions météorologiques exécrables qui ont sévi hier sur la Bretagne, le sprinter venu du Nord a remporté avec une facilité déconcertante la huitième étape de la course disputée, hier, entre Lamballe et Quimper (168 kilomètres).

Hushovd, champion de Norvège en titre et porteur du maillot jaune de leader à l'issue de la deuxième étape, a dominé le sprint final dans son style habituel, tout en puissance. «Je pense que je suis un des meilleurs sprinters du moment», s'est réjoui le grand amateur de chasse à l'élan, après avoir épinglé à son tableau de chasse le champion du Luxembourg Kim Kirchen et le sextuple maillot vert du Tour Erik Zabel, respectivement deuxième et troisième de l'étape.

Après une attaque avortée de l'Italien Paolo Bettini aux abords de la flamme rouge, suivie d'un démarrage de Kirchen aux 500 mètres, Hushovd, qui avait déjà remporté une étape sur le Tour en 2002 à Bourg-en-Bresse, a lâché les chevaux. «Comme d'habitude, mon coéquipier Julian Dean a fait un travail parfait et je suis sorti en pleine puissance aux 200 mètres et j'ai gagné facilement», a commenté le Norvégien de 26 ans, de retour en grâce après une année 2003 difficile.

«Pendant l'hiver, j'ai changé ma position sur le vélo et modifié ma préparation. L'année dernière, j'avais été malchanceux sur le Tour, je m'étais surentraîné et j'avais eu du mal à retrouver la bonne condition. Et j'ai un an de plus, donc plus d'expérience.»

Catalan d'adoption, Hushovd, qui habite près de Perpignan, vise maintenant le classement général par points, dont il occupe la quatrième place à 11 points de l'Australien Robbie McEwen (Lotto).

«Petacchi et "Cipo" sont out, et c'est McEwen le plus rapide pour l'instant, a-t-il déclaré. Je pense que je me situe juste derrière lui, même si j'étais devant aujourd'hui. [...] Le maillot vert reste mon objectif. Il y a deux étapes où je n'ai pas pris de points, et maintenant je reprends un peu de retard sur les autres. Je pense à une autre victoire d'étape sur les Champs-Élysées, c'est la plus belle pour les sprinters.»

À l'issue de cette deuxième et dernière étape bretonne, également marquée par l'échappée infructueuse de Jakob Pill, Matteo Tosatto et Ronny Scholz, repris par le peloton après une aventure de 155 kilomètres, le Français Thomas Voeckler a conservé le maillot jaune de leader, sous les yeux de sa mère et de son petit frère, venus de Martinique lui rendre visite. Le grand espoir du cyclisme tricolore devance au classement général l'Écossais Stuart O'Grady, deuxième, à 3,01 minutes et son compatriote Sandy Casar. L'Américain Lance Armstrong est sixième, à 9,35 minutes du Français. Son rival le plus dangereux, l'Allemand Jan Ullrich, compte toujours 55 secondes de retard sur lui. Hier, les deux hommes ont fini l'étape bien calés dans le peloton, dans le même temps qu'Hushovd.

Voeckler, maillot jaune depuis la cinquième étape, est assuré de le garder un jour de plus. Le peloton bénéficiera en effet d'une journée de repos aujourd'hui à Limoges avant de s'attaquer au Massif central. La neuvième étape se disputera mardi entre Saint-Léonard-de-Noblat.


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