Un nu en couverture d'un magazine de naturisme sème l'émoi
Mots clés : magazine, naturisme
Un magazine faisant la promotion du nudisme a publié en première page de sa plus récente édition une photographie d'un jeune garçon nu suspendu à un arbre, incitant les plus importants distributeurs de journaux québécois à le boycotter.
Michel Vais, éditeur du magazine, a estimé hier que la photo n'avait pas un caractère obscène. Il a également indiqué qu'un avocat lui avait assuré qu'il n'y avait pas matière à procédure criminelle.
«Malheureusement, les gens ont l'habitude de confondre toute sorte de nudité avec la pornographie et la pédophilie», a déclaré M. Vais en entrevue.
«La nudité est un antidote à la pornographie, a-t-il ajouté. La nudité totale a quelque chose de plutôt apaisant. Cela n'a rien d'excitant.»
La père du garçon a quant à lui affirmé ne pas comprendre pourquoi cette affaire faisait tant de bruit. «Je suis un adepte de la nudité depuis 25 ans, a indiqué l'homme au Journal de Montréal. Je ne pensais pas qu'une photo aussi innocente susciterait une telle controverse.»
«Je voulais montrer que la nudité n'était pas une question sexuelle, mais plutôt une affaire de famille.»
Il a été impossible, hier, de joindre les Messageries de presse Benjamin, société distribuant le magazine.
M. Vais, qui compte 3500 exemplaires de la dernière édition de Naturisme Québec dans son garage, a précisé que la photo accompagnait un article sur les enfants et la nudité.
L'article en question vise à réfuter les arguments avancés par certains psychiatres voulant que les parents encouragent tout simplement la pornographie et la pédophilie en se montrant nus en présence de leurs enfants.
M. Vais rétorque quant à lui qu'il n'y a rien de plus naturel qu'un corps nu. «Les nudistes ne tentent pas d'attirer l'attention sur leurs organes sexuels. Ils montrent leur corps tout entier. De toute évidence, les organes génitaux en font partie. On ne peut les cacher. En les cachant, en les couvrant de quelque chose, vous attirez l'attention sur eux.»

