À voir à la télévision le vendredi 4 juin - Un dernier verre

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

André Lavoie
Édition du samedi 29 et du dimanche 30 mai 2004

Mots clés :

Pour son premier film américain, Bardet Schroeder avait le goût du risque en confiant l'écriture du scénario à l'écrivain Charles Bukowski. Le cinéaste a passé des jours et des nuits à convaincre l'écrivain de cuver son vin pour Barfly (1987), un texte qu'il a filmé pratiquement sans retouches, respectant dans ses moindres contradictions la dérive éthylique d'Henry Chinaski (Mickey Rourke, qui allait devenir ce qu'il incarne avec tant de conviction dans ce film... ) dans les bars miteux de Los Angeles.

Entre deux bagarres de ruelles, Henry en profite (souvent) pour lever le coude et (parfois) pour écrire quelques poèmes ou nouvelles qui ne semblent destinés qu'à lui-même. Lors d'un soir de beuverie comme les autres, il fait la rencontre d'une autre épave, encore belle malgré des années bien installée à boire derrière un comptoir. Wanda (Faye Dunaway) le traîne jusque chez elle dans l'espoir de changer de vie, mais finalement pour partager à deux ce qu'ils font déjà très bien tout seuls... L'apparition d'une belle et riche éditrice (Alice Krige) va quelque peu compliquer les choses, alors qu'elles étaient déjà loin d'être simples entre ces deux amants de la bouteille.

Si vous croyez que toute cette histoire va se terminer dans une soirée des Alcooliques anonymes, c'est mal connaître Charles Bukowski, qui donne à ses personnages une véritable grandeur même dans la déchéance, faisant de l'ivresse un mode de vie qui surclasse tous les autres. Au «Golden Horn - A Friendly Place», l'endroit porte bien son nom, surtout quand vient l'heure d'une bonne bataille à mains nues ou lorsqu'une âme charitable, et fortement imbibée d'alcool, décide de payer la tournée. Dans Barfly, ce n'est jamais le moment pour un dernier verre car la sobriété ressemble à un cauchemar qu'il faut sans cesse repousser.

Barfly

Artv, 21h


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


[an error occurred while processing this directive]

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com