Un plafond pour le registre des armes à feu

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PC
Édition du vendredi 21 mai 2004

Mots clés : registre

Ottawa -- Ottawa s'est attaqué au problème de son controversé registre des armes à feu hier en annonçant l'élimination des frais d'enregistrement et de transfert des armes, l'entrée en vigueur de peines plus sévères et de mesures renforcées pour assurer la sécurité de la population ainsi qu'un plafond de 25 millions de dollars pour les coûts de fonctionnement annuels de ce registre.

Néanmoins, l'enregistrement des armes demeure obligatoire. Le non-respect de cette mesure constitue une infraction au Code criminel.

«Les Canadiens nous ont dit en des termes on ne peut plus clairs qu'ils veulent que nous soyons plus fermes face à la criminalité mettant en cause des armes à feu et que nous renforcions la capacité des organismes d'application de la loi de lutter contre cette criminalité», a déclaré à Edmonton la ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Anne McLellan. «Nous sommes tout aussi déterminés à faire en sorte qu'il soit plus simple pour les propriétaires d'armes à feu et les entreprises liées aux armes à feu de respecter les exigences du Programme canadien des armes à feu», a-t-elle ajouté.

L'enregistrement des armes à feu n'a jamais vraiment été populaire. Mais l'opposition a attaqué le programme avec encore plus de vigueur lorsque les coûts du programme ont augmenté de façon astronomique. La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a déjà estimé que le coût total de ce programme atteindrait le milliard de dollars d'ici 2005. À l'origine, l'essentiel des 119 millions de dollars que devait coûter le programme devait être compensé par les frais d'enregistrement, les contribuables ne devant verser que deux millions de dollars.

Le président du Conseil du trésor, Reg Alcock, a reconnu que la situation était devenue préoccupante. «Le contrôle de cette chose nous a échappé, a-t-il affirmé. Nous avons tenté de le garder, mais nous n'avons pas réussi.»


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