Un plafond pour le registre des armes à feu
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Ottawa -- Ottawa s'est attaqué au problème de son controversé registre des armes à feu hier en annonçant l'élimination des frais d'enregistrement et de transfert des armes, l'entrée en vigueur de peines plus sévères et de mesures renforcées pour assurer la sécurité de la population ainsi qu'un plafond de 25 millions de dollars pour les coûts de fonctionnement annuels de ce registre.
Néanmoins, l'enregistrement des armes demeure obligatoire. Le non-respect de cette mesure constitue une infraction au Code criminel.
L'enregistrement des armes à feu n'a jamais vraiment été populaire. Mais l'opposition a attaqué le programme avec encore plus de vigueur lorsque les coûts du programme ont augmenté de façon astronomique. La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a déjà estimé que le coût total de ce programme atteindrait le milliard de dollars d'ici 2005. À l'origine, l'essentiel des 119 millions de dollars que devait coûter le programme devait être compensé par les frais d'enregistrement, les contribuables ne devant verser que deux millions de dollars.
Le président du Conseil du trésor, Reg Alcock, a reconnu que la situation était devenue préoccupante. «Le contrôle de cette chose nous a échappé, a-t-il affirmé. Nous avons tenté de le garder, mais nous n'avons pas réussi.»

