Le choix de Gandhi
Mots clés :
Les membres du Parti du Congrès et les partisans de celui-ci ont beau avoir essayé de convaincre Sonia Gandhi de revenir sur sa décision, rien n'y fit: elle ne sera jamais premier ministre de l'Inde. La pression exercée par les responsables du Bharatiya Janata Party (BJP) par le biais d'une campagne xénophobe entièrement axée sur l'origine italienne de l'héritière de la dynastie des Gandhi a donc eu les résultats escomptés. Elle se retire mais conserve tout de même le poste de présidente du parti, ce qui lui permettra d'imprimer son influence sur l'administration des affaires.
Politiquement, il s'est fait connaître par ses années passées à la tête du ministère des Finances de 1992 à 1995. Appelé à la rescousse par le premier ministre de l'époque alors que l'Inde était presque en faillite, Singh s'est distingué par une série de réformes qu'il a imposées afin de freiner une inflation galopante, assainir les finances de l'État et moderniser l'appareil de production du pays. On dit de lui qu'il est à l'origine de la forte croissance économique qui caractérise l'Inde depuis le milieu de la décennie précédente.
Partisan d'une économie mixte, on attend de lui qu'il dévoile ses intentions en ce qui concerne la vague de grosses privatisations envisagées par son prédécesseur. Quelle politique va-t-il privilégier pour tout ce qui a trait à la vente des parts majoritaires que l'État détient dans des banques, le pétrole et les compagnies aériennes Air India et Indian Airlines? À ce propos, en ce qui concerne le pétrole, plus d'un observateur a noté que, sur ce front, Singh risque de heurter les partis communistes qui font partie de la coalition formée afin de permettre au Congrès d'avoir la majorité au Parlement. Ces derniers ont clairement indiqué qu'ils s'opposeraient avec vigueur à tout ajustement des prix aux normes internationales qui ont actuellement cours.
Pour Singh et ses collègues du Congrès, les difficultés qui se présenteront tôt ou tard viendront probablement de la coalition hétéroclite formée à la faveur des dernières élections. On sait Singh être un fin économiste, il reste à savoir s'il sera un fin politique.
Vos réactions
Aucun commentaire ... soyez le premier !

