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Confonre liberté et libre-arbitre

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Hélène Bourgeois (h_bourgeois@sympatico.ca)
Envoyé Le mardi 18 mai 2004 14:00



« Et Dieu créa l'Homme à son image; il le créa à l'image de Dieu : il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et il leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-là. (Genèse 1, 27-28) Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait, et voici cela était TRÈS BON. » (Gn 1, 31) et «Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. (Gn 2, 18-19) (.) C'est pourquoi, l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair. » (Gn 2, 24-25)

Depuis le fondement de l'humanité que toutes les grandes traditions monothéistes (juive, musulmane et chrétienne), des milliards d'hommes et de femmes de tous les temps, embrassent cette vision anthropologique sacrée du Mariage (non pas crée par les Hommes ou l'Église mais instituée par Dieu lui-même au fondement de l'humanité) dans notre humanité et voilà qu'en quelques décennies - et, ô coïncidence, en pleine crise de la paternité et du refus de Dieu - une poignée minoritaire d'individus, en mal criant d'être reconnus (rôle du père), réussit à déconstruire l'oeuvre du Sixième Jour de la Création.

Admettons qu'il faut le faire...au nom de quoi avons-nous donc le droit, au nom de la sacro-sainte liberté d'expression, de jeter par-dessus bord et de haut l'anathème sur des milliers d'années de Révélation, de recherche, de psychologie, de philosophie, d'interprétation biblique et aussi de bon sens ? Au nom de la sacro-sainte liberté d'expression, on aurait tous les droits de détruire ? De se détruire ? Je suis libre de soulever un dix tonne mais ma constitution ne me le permet pas. Alors, que faire ? Me révolter ? Faire une crise de jalousie contre les grues qui peuvent le faire ? Demander réparation pour cette injustice au nom de ma liberté ?

Nous confondons liberté et libre-arbitre de nos jours et c'est très grave. Si je choisis « librement » (et je mets ce mot vraiment entre parenthèse) de vivre mon homosexualité quoique me crie ma conscience profonde - sanctuaire caché, là où Dieu parle à tout Homme -, soit. Mais ne sommes-nous pas dans un mensonge profond à revendiquer « nos droits » au mariage parce que, psychologiquement, un petit enfant au fond de moi est en recherche désespérée de la reconnaissance du père (donc du Père...c'est-à-dire, de la Source de mon être) qui Seul peut me donner mon identité réelle mais dont je n'ai pas reçu de lui (mon paternel terrestre) la parole vivifiante pour me donner confiance et pour oser la différence ? Quand je dis oser la différence, ce n'est pas d'être reconnu dans « ma différence originale », c'est-à-dire mon homosexualité, mais bien d'oser aller vers l'autre, si je suis un homme, je vais vers elle, si je suis une femme, j'ose aller vers lui. Aller jusqu'au bout de l'amour, me donner totalement...plutôt que de régresser dans une fusion avec la mère, dans l'identique...dans le sein maternelle (parce que le foetus ne fait qu'un avec la mère, il n'a pas encore de conscience personnelle) parce que nous n'osons pas être ce pour quoi nous sommes crées (homme si je suis homme et femme si je suis femme). Nous baignons en pleine confusion ! Accueillir mon genre sexuel, homme ou femme, comme un don, comme une Parole d'amour venant de Dieu. Parce qu'il faut l'admettre, il y a un enfantillage, un chantage, dans le discours revendiqué par les tenants des droits des personnes homosexuelles à se marier. Nous pouvons admettre que les relations de couples sont parfois très intempestives (crises de jalousies très fortes, colère, infidélité, etc.)

Le mariage est une VOCATION et non pas un cirque ou une blague. Vocation d'être témoins de l'amour de Dieu dans notre humanité en apportant les fruits de cet amour (les enfants, mis au monde, et pas seulement pour les mettre au monde mais en faire des hommes et des femmes de discernement, des êtres capables de s'exprimer, d'aimer, de donner de leur part dans cette humanité en manque de repaires sûrs). C'est d'une exigence primordiale, c'est un combat de chaque jour que de demeurer et de faire grandire cet amour. Et je ne parle pas du droit des personnes homosexuelles d'avoir des enfants parce que là, je répondrais : et le droit des enfants à avoir un père et une mère ? Réduire le mariage à un « contrat », une « loi », un bénéfice fiscal ou tout autre motif que celui pour lequel il a été institué est un outrage et une caricature (autant chez les homosexuels que chez les hétérosexuels) vouée à l'échec, à l'impasse, à une déconstruction de la Création telle que voulue par Dieu "qui vit que cela était très BON". D'autant plus qu'on nous annonce que les « mariages » à Boston ont été célébrés dans « une église »...quelle confusion chez nos frères protestants qui nous parlent plus de l'enfer que de la Miséricorde.

Cependant, miséricorde oblige, je vois là, un désir enfoui(il n'y a jamais que du mal dans le mal et que du bien dans le bien, sans tomber dans le manichéisme), puisque le Mariage, qu'on le veuille ou non, a toujours une connotation religieuse et spirituelle, dans toutes ces revendications d'un appel désespéré, d'une recherche (quoique complètement dévoyée) de reconnaissance du Père, Source de notre être. Seul le Fils, le Roc qui EST cette Parole du Père qui nous remet dans notre identité propre et vraie, peut nous y conduire à cette Source intarissable de Miséricorde...que Celui qui a des oreilles pour entendre entende !

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