Des mesures pour lutter contre la «tyrannie» à Cuba

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AFP
Édition du vendredi 07 mai 2004

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Washington -- Le président américain George W. Bush a estimé hier que les Cubains devaient être «libérés de la tyrannie», en annonçant une série de mesures pour «accélérer» l'installation d'un régime démocratique dans ce pays.

«Nous pensons que les Cubains doivent être libérés de la tyrannie», a déclaré le président lors d'une déclaration à la presse à la Maison-Blanche. Les mesures contenues dans un rapport du secrétaire d'État Colin Powell «vont accélérer le jour où Cuba sera un pays libre», a-t-il estimé.

Le président républicain veut courtiser le vote des exilés cubains aux États-Unis, nombreux en Floride, État dont son frère Jeb Bush est le gouverneur.

M. Powell était hier au côté du président Bush à la Maison-Blanche pour participer à une réunion de la commission d'assistance pour un Cuba libre, présidée par le secrétaire d'État.

«Cette stratégie vise à encourager l'octroi de fonds à des organisations qui protègent les dissidents et défendent les droits de l'homme [...] à encourager la présentation de la vérité aux Cubains par l'intermédiaire de la radio-télévision Marti et à empêcher le régime d'obtenir des devises des touristes pour renforcer son oppression», a affirmé M. Bush.

Financée par des fonds américains, la radio anticastriste Marti, qui a commencé à émettre en 1985, est basée à Miami avec un budget annuel de 15 millions de dollars pour une centaine d'employés, selon la radio.

Jorge Mas Santos, le principal responsable de la Fondation nationale cubano-américaine (modérée), basée à Miami, a «salué» les annonces de M. Bush, sans toutefois lui promettre le soutien de l'organisation le jour de la présidentielle.

En revanche, Ninoska Pérez, directrice du Conseil pour la liberté de Cuba, un groupe plus radical, a souligné que «Bush est le seul à proposer un plan d'envergure sur Cuba», tandis qu'à l'opposé, Max Lesnik, délégué général à Miami de l'organisation Alianza Martiana, jugée par les autres exilés proche du régime castriste, a dénoncé des motivations électoralistes.

Colin Powell avait remis lundi au président Bush un rapport de 500 pages contenant plusieurs propositions pour provoquer «la fin rapide de la dictature à Cuba» et établir un «plan pour une assistance rapide, efficace et décisive à un Cuba post-dictature».

Le rapport a été remis alors que Mexico et Lima, accusés par le chef de l'État cubain Fidel Castro d'avoir voté en faveur d'une résolution «regrettant» les lourdes condamnations de dissidents l'an dernier, ont décidé de rappeler leur ambassadeur à La Havane.


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