La lumière ultraviolette permet une percée dans le traitement du cancer de la peau
Mots clés : cancer, ultraviolet
L'exposition de cellules à la lumière ultraviolette a permis de mettre au jour un mécanisme de régulation des cellules qui pourrait bien transformer le traitement du cancer de la peau. Un filon prometteur qui a valu à l'équipe du Dr Bruce McKay, professeur à l'Université d'Ottawa et chercheur pour la Société canadienne du cancer, une publication dans le magazine américain Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
«La lumière ultraviolette, utilisée ici comme un agent provoquant des lésions à l'ADN de la cellule, permet de voir comment fonctionne cette protéine quand elle est altérée», explique le Dr McKay depuis son laboratoire.
Règle générale, les cellules présentant des lésions peu importantes de l'ADN sont capables de réparer elles-mêmes ces dommages. Sinon, elles sont éliminées par un processus de mort cellulaire programmée. Les chercheurs ignorent toutefois ce qui fait qu'une cellule «décide» de survivre ou non.
C'est le secret de cette mécanique qu'espérait percer l'équipe du Dr McKay. Maintenant qu'ils ont su mettre le doigt sur les principes qui régissent la régulation de la cellule, les chercheurs aimeraient pouvoir influencer sa décision. «Nous voudrions faire en sorte que la cellule lourdement lésée meure plutôt qu'elle ne survive et ne devienne maligne», confie le Dr McKay.
Un progrès décisif
Si bien des chercheurs dans le monde étudient ce phénomène de régulation, aucun n'aurait toutefois identifié le mécanisme révélé par l'équipe du scientifique rattaché au Centre régional de cancérologie d'Ottawa. Un projet qu'il a réalisé en étroite collaboration avec l'Institut de recherche de santé à Ottawa (IRSO).
«Cette découverte constitue un progrès décisif qui, on l'espère, permettra davantage aux médecins de cibler précisément les cellules malignes, ce qui augmentera possiblement encore plus l'efficacité du traitement du cancer», a indiqué à cet effet le Dr Ronald Worton, directeur général
de l'IRSO.
Forts de cette avancée, le Dr McKay et son équipe comptent bien affiner leurs recherches, question de cibler encore plus précisément les rouages de cette mécanique complexe. «La prochaine étape est d'identifier quel agent pourrait imiter ce même mécanisme, que ce soit par la médication ou la radiothérapie, par exemple», a-t-il indiqué.
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