Un signal encourageant - Les États-Unis accepteront davantage de boeuf canadien à compter d'aujourd'hui

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PC
Édition du lundi 19 avril 2004

Mots clés : boeuf

Calgary -- À partir d'aujourd'hui, les États-Unis admettront davantage de boeuf canadien chez eux: un signal qu'ils s'apprêtent à rouvrir les frontières au bétail, selon l'industrie canadienne du boeuf.

Le département américain de l'Agriculture a annoncé qu'il allait lever les dernières restrictions sur les jeunes animaux. Cette décision pourrait permettre d'augmenter de 170 millions de dollars les exportations canadiennes.

«Cela démontre clairement la volonté de l'administration Bush», a déclaré Ted Haney, de la fédération des exportateurs de boeuf du Canada.

Selon lui, c'est une mesure positive, surtout depuis la position protectionniste adoptée par des sénateurs américains qui refusaient de rouvrir les frontières au boeuf canadien.

Dans une lettre datée du 7 avril, neuf sénateurs américains avaient en effet prié le secrétaire à l'Agriculture, Ann Veneman, de ne pas laisser leur pays se transformer en «décharge» pour le dumping du boeuf canadien. Parmi les signataires se trouvaient notamment le candidat démocrate à la présidence John Kerry et Hillary Clinton. Tous soutenaient que le Canada était laxiste quant au dépistage de la maladie de la vache folle.

Le gouvernement américain reçoit actuellement les avis sur sa proposition de rouvrir les frontières au bétail canadien, interdit depuis la découverte d'un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine («maladie de la vache folle») dans une ferme d'Alberta en mai 2003.

Seule la viande désossée venant de bêtes âgées de moins de 30 mois était autorisée à passer les douanes depuis septembre. Le jeune bétail était en effet moins à risque de contracter la maladie.

Une nouvelle étape

D'une valeur annuelle de 1,7 milliard, les exportations canadiennes de boeuf aux États-Unis correspondent actuellement aux trois quarts de leur cadence habituelle en raison des restrictions.

Un porte-parole de l'Agence canadienne d'inspection des aliments, Marc Richard, a affirmé que les nouvelles mesures américaines ne se traduiraient pas en une hausse des exportations, mais que le travail des usines de transformation canadiennes en sera facilité.

«La décision américaine confirme que nos normes sont équivalentes aux leurs et qu'il n'y a aucune raison valable de traiter la viande différemment.»

Le département de l'Agriculture a soutenu dans une correspondance adressée aux importateurs et aux courtiers américains qu'à compter d'aujourd'hui, les produits comestibles de boeuf canadien provenant de bêtes âgées de moins de 30 mois seraient compris dans les permis d'importation.

Au dire d'une des grandes entreprises canadiennes spécialisées en transformation, Cargill, une nouvelle étape essentielle vient d'être franchie avant la reprise du commerce du bétail vivant.


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