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Anthropologie, Droit et Théologie v.s. Personne et Différence
La Personne ne se résume pas au cadre logique proposé ici. Évidemment que ce cadre permet d'éclairer la question des libertés religieuses dans l'État; mais est-ce limiter la religion à une question de rites, de coutumes (Anthropologie)? La théologie (connaissance) n'est-elle pas différente de la spiritualité (conscience)? Est-ce la liberté de la pratique religieuse, ou de la conscience religieuse dont-on parle?
Rien dans la religion catholique n'impose le port de la croix dans le coup, rien n'impose le port d'un vêtement particulier. Pourtant, certaines personnes rattachent leur religion à ces signes. Est-ce qu'au-delà de la religion du rite et des coutumes communes (Anthropologie), il existe une spiritualité qui fait que telle Personne vie sa relation à son dieu d'une manière qui lui est propre? Est-ce que la communauté d'une religion impose la normalisation (Théologie)? Pour ce qui est de la religion catholique d'aujourd'hui et d'hier, ce n'est pas le cas. Fondamentalement (Théologie), pour les catholiques, la spiritualité en est une de relation de Personne à Personne, relation à Dieu et aux autres.
Séparer la liberté de religion du respect réel de la différence sous toutes ses formes est fondamentalement biaisé. C'est parler d'un particularisme lorsque l'on cherche une règle d'or. Marx disait que la religion est l'opium du peuple. Après 70 ans de communisme on peut maintenant comprendre que les systèmes sociaux sont tout autant l'opium du peuple, une religion. L'Étatisme (Droit), cette religion nationale, requière tout autant un questionnement. Foi et Patrie, quoi choisir? La Patrie (Droit) n'est-elle pas tout autant une religion, comme l'es la religion qui croit dans les dieux du stades (Sport), ou dans les dieux du marketing (Argent, Nike, Coke, etc.)?
Le seul point commun, le centre, c'est la Personne. Je pense donc je suis. La Personne n'existe que lorsqu'on prend conscience de sa différence, et donc qu'elle est unique. On part de l'objet, du robot indifférencier, à la rencontre du Personne. C'est le choc entre un autre Moi qui n'est pas Moi (Psychologie). On brise ainsi le mur de l'INdifférence, de l'égoïsme. Partir de la société, de l'ensemble, pour établir une règle d'or, c'est régir par des règles de groupe (Droit, Anthropologie) une Personne. La Personne est indivisible. On peut évidemment mentionner son aspect physique, spirituel, social; tous des aspects fondamentaux de la Personne. Mais on ne peut établir une règle sociale sans tenir compte de l'indivisibilité de la Personne. Envisager les droits de liberté religieuse, sans avant tout placer la Personne à sa base, c'est faire fausse route.
La seule chose qui compte quand on oppose société et Personne, dans une société dite libre et démocratique ou dans toutes les autres, c'est le respect de la Personne dans sa différence. Devrait-on repenser la question de la liberté de religion dans un ensemble plus vaste de la liberté de la différence? On ne peut pas sincèrement penser que notre société actuelle respect la différence. Cachez cette différence que je ne saurais voir, qui me dérange. Notre société préfère largement l'aveuglement de la pseudo liberté individuelle du «chacun chez-soi». Cette liberté qui n'a rien de libérante, cette liberté qui n'offre rien pour bâtir une société lorsque chacun doit rester chez-soi. La liberté individuelle, Personnel, ne peut pas être envisagé comme réel sans la liberté indivisible de la Personne, sans la liberté sociale de la Personne.
On doit dépasser la vision aveuglante de l'arbre pour voir la forêt. Le respect de la liberté religieuse ne peut exister sans la promotion de la différence (Personne) comme bien faisante. On est loin du métissage normatif que vous préconisé. Pour les catholiques, il n'est pas bon que l'Homme soit seul (liberté Sociale); alors Dieu créa homme et femme (Différence). On est bien loin de la pensée de la religion laïciste actuelle.
Voir la liberté de religion comme un système en interaction avec d'autres, c'est bien loin de la Personne. Qu'arrivera-t-il lorsqu'on ne voudra pas rentrer dans le cadre fixé par la machine systématique de votre pensée? Qu'arrivera-t-il lorsque la Personne vraiment libre ne voudra pas être systématisée? Un métissage normatif, c'est bien loin de la promotion de la différence, de la Personne. Désolé, mais vous êtes prévenu, votre système de métissage normatif ne pourra englober et engloutir ma Personne dans votre carcan d'une approche théorique. Que de temps perdu à chercher la forêt lorsque les arbres nous cache la vue.
