Les mutations de l'antisémitisme

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Antoine Robitaille
Édition du samedi 10 et du dimanche 11 avril 2004

Mots clés :

La «nouvelle judéophobie» n'est plus aujourd'hui la fin d'une race juive que les antisémites souhaitent, mais la fin d'un État. Les juifs, dans l'histoire, ont presque toujours été victimes de haines particulières. Mais celle que leur vouaient les pensées d'extrême droite, au début du XXe siècle, et qui a mené à la Shoah, semble avoir à peu près disparu, sinon être devenue marginale, selon l'avis de spécialistes de la question. Ce n'est plus aujourd'hui la fin d'une «race juive» que les antisémites souhaitent mais la disparition d'un État, Israël, et, à travers lui, tous ceux qui seraient susceptibles de le soutenir. Retour de l'antisémitisme ou mutation? Entretien avec Alain Finkielkraut et Pierre-André Taguieff, deux intellectuels français, où la «nouvelle judéophobie» se déploie trop souvent «au nom de l'autre».

















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