Le Japon est pris dans le bourbier

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Reuters
Édition du samedi 10 et du dimanche 11 avril 2004

Mots clés :

Tokyo -- Le gouvernement japonais a confirmé hier son intention de ne pas rappeler son contingent militaire d'Irak malgré l'enlèvement de trois civils japonais.

Leurs ravisseurs ont menacé de «brûler vifs» les captifs d'ici trois jours au cas où Tokyo refuse de retirer ses soldats non combattants stationnés dans le sud de l'Irak dans le cadre de la force multinationale dominée par les Américains.

Les proches en pleurs des otages, parmi lesquels figure une femme, ont supplié le gouvernement de se porter à leur secours tandis que la mère de Noriaki Imai, âgé de 18 ans, a exhorté Tokyo à accéder à la demande des ravisseurs, les Brigades des moudjahidines.

Les appels à l'évacuation de l'Irak se multiplient dans l'archipel, où le premier ministre Junichiro Koizumi, aux prises avec l'une de ses crises politiques les plus graves, a exclu cette hypothèse pour le moment.

Une manifestation rassemblant plusieurs milliers de personnes dans un parc de Tokyo a réclamé la libération des trois otages et le retrait des troupes nippones d'Irak.

Certains analystes vont jusqu'à affirmer qu'une mauvaise gestion de la crise des otages en Irak pourrait provoquer la chute du gouvernement, une perspective qui rend les marchés financiers nerveux.

L'opinion publique a été abasourdie d'apprendre jeudi la capture de trois Japonais par un groupe irakien jusqu'ici inconnu, qui a fait diffuser des images saisissantes du trio, les yeux bandés et menacés par une arme.

Hier, Koizumi a annoncé qu'il n'était pas question d'envisager une évacuation de la base de Samaoua, dans le sud de l'Irak, où sont stationnés les militaires japonais.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com