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Les trois plus grands mythes
Mythe no 1 : La chasse aux phoques se fait le plus humainement possible.
Est-ce que les chasseurs de phoques tuent vraiment des bébés phoques ?
Des 354.000 phoques tués en 2006, 98 % étaient âgés de moins de trois mois et la majorité avaient moins d'un mois. Au moment du massacre, plusieurs n'avaient encore jamais nagé ni pris de repas solide. La loi permet que le bébé phoque soit tué dès qu'il commence à perdre sa fourrure blanche, soit vers l'âge de douze jours. Et à 12 ou 14 jours les phoques sont encore des bébés!
Toutes les preuves disponibles, notamment les rapports vétérinaires indépendants, font état de dizaines de milliers de jeunes phoques mourant tous les ans dans des conditions inacceptables et cruelles qui ne correspondent aucunement aux normes actuelles de bien-être des animaux.
Tous les ans, les observateurs relatent les mauvais traitements que subissent les phoques ; parmi ceux-ci, notons le nombre d'animaux traînés au bout d'un crochet métallique, matraqués avec des gourdins ou tirés à bout portant avant d'être dépouillés de leur fourrure, parfois même alors qu'ils sont encore en vie, bien qu'inconscients. Bien que les récents rapports de vétérinaires demandent de diminuer la souffrance que nous faisons subir aux phoques, leurs recommandations n'ont pas totalement été mises en place. Il ne fait pas le moindre doute que la chasse aux phoques continue d'être la cause de grandes souffrances tout à fait inacceptables.
Mythe no 2 : La chasse aux phoques est durable.
Les quotas de chasse fixés par le gouvernement canadien sont nettement plus élevés que ce que les scientifiques gouvernementaux estiment soutenable, d'autant plus que nous tolérons que ces quotas ne soient pas respectés. Les chercheurs de l'IFAW se sont récemment livrés à une étude et ont conclu que la méthode actuelle de gestion risque d'épuiser le troupeau de phoques du Groenland en le réduisant de 70 % au cours des quinze prochaines années.
Le MPO déclare à qui veut l'entendre que la population de phoques du Groenland a triplé depuis les années 1970. Toutefois, cela ne tient pas compte du fait qu'entre 1950 et 1970 le troupeau de phoques du Groenland avait chuté des deux tiers à cause de la chasse aux phoques. Depuis 1995, ces phoques ont été tués dans des proportions semblables à celles qui ont entraîné un dangereux dépeuplement, et le MPO admet maintenant que le nombre de phoques a chuté.
Le réchauffement climatique constitue également une nouvelle menace pour le troupeau de phoques du Groenland puisqu'il nuit à leur milieu de reproduction. Les mauvaises conditions de la glace au large de la côte est du Canada contribue de plus en plus à l'accroissement anormal du taux de mortalité des bébés phoques. Par exemple, les chercheurs gouvernementaux estiment qu'en 2002, 75 % des bébés phoques dans le Golfe du Saint-Laurent sont morts à cause de l'absence de glace et ce, avant même que la chasse ne commence. Cela n'a pas empêché le gouvernement de continuer à fixer des quotas de capture de phoques du Groenland dépassant le seuil de durabilité, mettant en péril leur population.
Mythe no 3 : La chasse aux phoques est surveillée et bien gérée.
La chasse aux phoques implique des milliers de chasseurs de phoques qui compétitionnent tous pour un nombre limité de phoques dans un court laps de temps. Les chasseurs ont recours au hakapik ou au fusil et procèdent très rapidement, ce qui ne leur permet que très rarement de vérifier si l'animal est encore en vie avant de passer à l'abattage d'un second phoque.
Tous les ans, les observateurs de l'IFAW constatent que des phoques sont laissés sur la glace, agonisant de souffrance. Contrairement à ce que prétend le MPO, les observateurs chevronnés de la chasse aux phoques reconnaissent que les mouvements rapides de la queue que les phoques font lorsque frappés ne sont pas toujours des « réflexes natatoires ». Le réflexe natatoire est un réflexe naturel indiquant que l'animal est bel et bien mort, mais peut être facilement confondu avec un animal souffrant qui se débat de douleur.
En 2006, le MPO prétendait qu'il avait placé 12 surveillants de la chasse aux phoques dans le Golfe, le nombre le plus élevé de surveillants jamais vu. Et pourtant, les chasseurs de phoques ont été autorisés dans une région à tripler leur quota de prise sans craindre les moindres représailles. En réalité, on a dépassé le total de capture autorisé sur quatre des cinq dernières années
Source: Ifaw
