Vos réactions
L' alphabet phonétique international: un passage obligé
Je me souviens qu' à l' école primaire, les "soeurs", nos enseignantes prenaient un malin plaisir à nous humilier quand nous éprouvions des difficultés de "comprenure"...
Certaines d' entre elles nous blessaient de leurs propos méprisants et les larmes inutiles que nous versions éloignaient à tout jamais les enfants susceptibles d' aimer l' école pour autant qu' on leur donne un petit coup de pouce compréhensif...et affectueux, pourquoi pas?
Je me trouvais en deuxième année et je lisais (j' essayais) de lire Le Droit et quand j' ai reconnu pour la première fois le mot "outaouais", je l' ai crié tellement j' étais fière d' avoir reconnu un mot que j' avais si souvent entendu et qui localisait ma région natale. Un moment de pur bonheur!
A l' université, j' ai suivi un cours de phonétique et j' ai vraiment été emballée par cette façon à la fois rigoureuse et d' une simplicité désarmante d' aborder la lecture. Il n' y a pas de fautes d' orthographes puisqu' il s' agit plutôt d' une transcription fidèle des sons. Un art que celui de transcrire les sons exacts entendus.
Une fois passée la première étape de l'alphabet phonétique, il faudra bien aborder les rudiments de bases de l' orthographe et des règles grammaticales. C' est-là que tout commence.
Si un bon nombre de nos étudiants(es) terminent leur 5e secondaire tout en étant analphabètes, c' est donc un signe évident qu' il faut reviser notre approche et nos pratiques pédagogiques.
Serait-il possible de continuer d' être informé du cheminement et des résultats de cette expérimentation? Je le souhaite ardemment.
Merci
