Les universités se font-elles rouler?

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Marie-Andrée Chouinard
Édition du samedi 27 et du dimanche 28 mars 2004

Mots clés : plagiat

La triche intellectuelle est de plus en plus fréquente sur les campus

Il suffit de pianoter le mot «travail de session» (en anglais) et de le passer sous la lorgnette d'un moteur de recherche pour recevoir à l'écran une avalanche de propositions «beau, bon, pas cher». Sur un de ces sites, on nous interpelle: travaux de session, 9,95 $US par page, plus une bibliographie gratuite! Donnez le sujet imposé et choisissez!

Photo: Jacques Nadeau

L'anecdote a de quoi faire sourire, mais pour certains professeurs d'université, elle est peut-être associée à une crainte permanente de se faire rouler par des petits malins abonnés à la triche. Un étudiant inscrit au cours de philosophie d'une université canadienne a répondu à la commande du professeur qui exigeait un texte d'opinion bien argumenté en soumettant un travail sur le plagiat, dont la conclusion pointait l'échec des universités à le déceler.

















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