Le brasseur belge devient le numéro un mondial de la bière - Interbrew avale la brésilienne AmBev

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du jeudi 04 mars 2004

Mots clés :

Labatt passe sous contrôle sud-américain

le brasseur brésilien AmBev (ci-dessus, le vice-président Victorio Carlos de Marchi et le président Carlos Brito) et le géant belge de la bière Interbrew ont annoncé hier un projet d'alliance destiné à créer le plus grand brasseur du monde en volume. Cette union sera réalisée par le biais d'un échange d'actions complexe évalué à 11,2 milliards $US par les deux compagnies.

Photo: Agence Reuters

Toronto -- La mégatransaction qui permet à la belge Interbrew d'avaler la brésilienne AmBev pourrait mener à une augmentation de l'offre de bières brésiliennes sur le marché canadien.

«Nous avons de très bons produits, mais c'est peut-être là une occasion d'ajouter une bière brésilienne», a commenté Stewart Gilliland, président de Labatt.

Selon M. Gilliland, les gestionnaires de la compagnie ont calculé que des gains d'environ 342 millions $US seront réalisés en économies diverses et en nouveaux revenus à la suite de la transaction. «Nous envisageons d'offrir certaines bières d'Interbrew et de Labatt en Amérique du Sud et vice-versa.»

En plus de la Labatt Bleue, Interbrew vend quelque 200 marques, dont Stella Artois, Leffe et Bass. AmBev, de son côté, est le plus important brasseur au Brésil avec 66 % des parts de marché dans ce pays grâce à deux douzaines de marques, dont Skol, Brahma et Antarctica.

Dans le cadre de la mégatransaction de 11,4 milliards $US annoncée hier et qui créera le plus grand brasseur de la planète, Interbrew va céder le contrôle de Labatt à AmBev.

Après Molson

L'arrivée d'Interbrew au Brésil survient quatre ans après l'entrée de Molson dans ce marché. En 2000, Molson avait pris le contrôle de Bavaria, avant d'acquérir Keiser en 2002, mais ce n'est que l'année dernière que la direction de Molson a décidé d'importer la marque Marca Bavaria au Canada.

«Ce produit est très populaire auprès des consommateurs canadiens», a indiqué Sylvia Morin, porte-parole de Molson.

Le brasseur montréalais éprouve toutefois des difficultés au Brésil depuis que Keiser a glissé du second au troisième rang sur le marché brésilien. De plus, le volume des ventes de Molson est en baisse de 23,4 % au Brésil, de 2 % aux États-Unis et de 1,2 % au Canada, pour un recul global de 14,7 % pour l'ensemble du troisième trimestre.

Selon Mme Morin, l'annonce de la fusion chez Interbrew permettra à Molson de gagner des parts de marché au Brésil si AmBev et Interbrew concentrent davantage leurs efforts sur l'intégration des activités au détriment des activités sur le terrain.

«C'est une transaction plutôt complexe et elle pourrait déboucher sur des occasions pour les concurrents», a dit Mme Morin. «Cette entente démontre par ailleurs la valeur et le potentiel que renferme le marché brésilien.»

L'analyste Bill Chisholm, de Valeurs mobilières Dundee, estime que le Brésil est le quatrième plus important marché au monde dans le secteur de la bière. «C'est perçu comme un marché avec beaucoup de potentiel et une population jeune. Plusieurs observateurs croient que si les Brésiliens avaient de l'argent ou plus d'argent, ils consommeraient davantage de bière.»

Le titre de Molson a reculé de 30 ¢ hier à la Bourse de Toronto, pour terminer la journée à 29,71 $.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com