Guy Philippe: un itinéraire trouble
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Il se désigne lui-même «commandant en chef» des rebelles mais affirme n'avoir «aucune ambition politique». Il a fêté son 36e anniversaire dimanche, le jour de la chute du président Aristide. Il a servi son régime mais jurait, il y a peu, vouloir le faire juger pour «crime de haute trahison». Guy Philippe et ses hommes -- anciens militaires pour la plupart --, entrés hier dans Port-au-Prince, tiennent une partie de l'avenir du pays entre leurs mains. Ce qui n'est guère rassurant.
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