Haïti en crise - Chronologie

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Reuters
Édition du lundi 01 mars 2004

Mots clés : aristide

Londres — Voici une chronologie des principaux événements politiques dont a été le théâtre Haïti, depuis la mort du dictateur François Duvalier et jusqu’au départ hier du président Jean-Bertrand Aristide.

21 avril 1971 - Décès du Dr François (Papa Doc) Duvalier, auquel son fils Jean-Claude Duvalier (Baby Doc) succède en tant que président à vie.
7 février 1986 - Duvalier est contraint à l’exil par un soulèvement qui met fin à 29 ans de dictature familiale. Le général Henri Namphy est chargé de superviser une transition de deux ans vers
la démocratie.
29 novembre 1987 - Des éléments liés au régime Duvalier et l’armée interrompent des élections sous contrôle civil en faisant au moins 34 morts.
17 janvier 1988 - Leslie Manigat élu président lors d’un scrutin sous contrôle militaire. Namphy renverse Manigat trois jours plus tard.
17 septembre 1988 - Namphy est renversé par la garde présidentielle et remplacé par le général Prosper Avril, ancien collaborateur de Duvalier.
10 mars 1990 - Avril démissionne. Ertha Pascale Trouillot, juge à la Cour suprême, est nommée présidente par intérim le 13 mars.
16 décembre 1990 - Le père Jean-Bertrand Aristide, prêtre et dirigeant populiste surnommé «Titid», est le grand vainqueur de l’élection présidentielle, premier scrutin libre et pacifique d’Haïti.
30 septembre 1991 - L’armée renverse Aristide.
8 octobre 1991 - Les militaires nomment le juge Joseph Nerette président à titre provisoire.
3 juillet 1993 - Aristide et le général putschiste Raoul Cédras signent à New York un accord sous l’égide de l’ONU qui prévoit le retour d’Aristide et la démission
de Cédras.
Septembre 1994 - Quelque 20 000 soldats américains débarquent en Haïti pour y rétablir la
démocratie.
15 octobre 1994 - Aristide reprend ses fonctions de président.
31 mars 1995 - Des troupes de maintien de la paix de l’ONU remplacent une force multinationale.
17 décembre 1995 - L’ancien premier ministre René Préval, membre du parti Lavalas d’Aristide, est élu président.
30 novembre 1997 - Fin de la mission des Casques bleus de l’ONU.
21 mai 2000 - Des élections législatives et municipales ont lieu en Haïti après une série de reports.
25 novembre 2000 - Élection présidentielle boycottée par les principaux partis d’opposition qui contestent les résultats des législatives. Aristide remporte une victoire écrasante.
7 février 2001 - Aristide succède à Préval.
17 décembre 2001 - Les forces de sécurité font échouer une tentative apparente de coup d’État opérée par des hommes armés au palais national d’Haïti.
18 décembre 2003 - Après des réticences initiales, Aristide adopte une proposition de l’Église catholique visant à empêcher le pays de s’enfoncer davantage dans les violences à caractère politique.
11 janvier 2004 - Des milliers de Haïtiens manifestent contre Aristide, toujours en conflit avec ses opposants au sujet des élections de l’an 2000.
5 février - L’agitation politique tourne à la rébellion armée avec la prise des Gonaïves, quatrième ville d’Haïti, par des insurgés.
13 février - Le secrétaire d’État américain Colin Powell met en garde l’opposition contre une éviction d’Aristide.
18 février - Le chef de milice de droite Louis Jodel Chamblain rentre d’exil.
19 février - Les États-Unis disent ne pas s’opposer à une démission d’Aristide si son départ peut permettre à son pays de sortir de la crise.
24 février - L’opposition politique rejette une formule de partage du pouvoir.
25 février - Aristide demande l’aide de la communauté internationale tandis que diplomates et ressortissants étrangers fuient son pays.- La France propose une série de mesures, dont l’envoi d’une force de paix internationale pour rétablir l’ordre en Haïti.
27 février - Un groupe de rebelles, les «Assaillants», prend le contrôle de la ville de Mirebalais, située à un carrefour stratégique à 50 km de Port-au-Prince.
28 février - La Maison-Blanche impute à Aristide la responsabilité du soulèvement auquel il fait face et l’engage à quitter le pouvoir.
29 février - Aristide quitte Haïti pour la République dominicaine voisine. À Washington, un responsable de l’administration Bush estime que sa démission répond aux intérêts du pays.


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com