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Le lundi 01 mars 2004

Des Haïtiens manifestaient leur joie dans les rues de Port-au-Prince après l'annonce du départ du président Jean-Bertrand Aristide, hier.

Photo: Agence Reuters

Des Haïtiens manifestaient leur joie dans les rues de Port-au-Prince après l'annonce du départ du président Jean-Bertrand Aristide, hier.

Haïti tourne la page Aristide

Jean-Pierre Legault

Les forces internationales ont commencé à arriver en Haïti, hier, peu après le départ en exil du président Jean-Bertrand Aristide et son remplacement par le président de la Cour suprême, Boniface Alexandre. Un autre chapitre de l'histoire mouvementée de la jeune démocratie s'est ainsi clos, ouvrant la voie à un renforcement des institutions démocratiques souhaité tant par l'opposition que par la société civile.(texte intégral)

Les Invasions barbares, meilleur film en langue étrangère - Un Oscar pour nos «barbares»

Denise Robert et son com-pagnon, Denys Arcand, ont reçu hier soir à Hollywood l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Photo: Agence Reuters

Odile Tremblay

Un vieil adage prétend que la troisième fois est la bonne. Denys Arcand, concurrent défait aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère pour Le Déclin de l'empire américain puis Jésus de Montréal, a raflé enfin hier à Hollywood, en cette 76e édition des Oscars, la statuette convoitée grâce à ses Invasions barbares. L'Oscar du meilleur scénario lui a quand même échappé aux mains de Sofia Coppola et de sa lancinante dérive nippone Lost in Translation. Après trois Césars, deux lauriers cannois, quatre Jutra et autres trophées divers, cet Oscar rutilant survient quand même comme le sacre suprême, côté grosse vitrine internationale, pour des Invasions à propulsion planétaire. (texte intégral)

Perspectives: Le devoir de secours

Guy Taillefer

Jean-Bertrand Aristide aura fini par faire l'unanimité quasi totale contre lui, mais les Haïtiens avaient-ils pour autant hier le cœur à rire? Chassé du pays sous escorte américaine, l'homme avait depuis longtemps fait le vide autour de sa personne. «Il ne tenait compte des vues dissidentes que s'il jugeait qu'elles risquaient de le menacer», disait récemment au Devoir l'un des anciens ministres. Lâché à l'intérieur comme à l'extérieur, il paye le prix d'une conception du pouvoir qui excluait le dialogue. (texte intégral) Reservé aux membres abonnés

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