Le PIB est resté inchangé par rapport à octobre - L'économie canadienne a touché le point mort en novembre
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Ottawa - L'économie canadienne a fait du surplace en novembre, une hausse de la demande en chauffage pour un début d'hiver plus froid qu'à l'habitude compensant le déclin de plusieurs secteurs, a indiqué hier Statistique Canada.
L'année 2003 a été marquée au Canada par une éruption du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) dans la région torontoise, la découverte d'un cas de maladie de la vache folle et la plus grande panne d'électricité jamais vue en Amérique du Nord.
Les secteurs des industries de biens et de services sont tous deux restés inchangés en novembre par rapport au mois précédent. Les déclins du commerce de détail et de gros ainsi que de plus importantes diminutions des activités minières et récréationnelles ont annulé une hausse de 2,6 % des services publics, surtout occasionnée par des températures plus froides que la normale dans l'Ouest canadien.
La Banque du Canada a réduit la semaine dernière son taux directeur et signalé que la croissance du quatrième trimestre ne serait pas supérieure à 4 % contrairement à ce qu'elle avait d'abord espéré. Le ministre des Finances, Ralph Goodale, avait réduit plus tôt en janvier ses prévisions de croissance économique pour 2003 à 1,6 %. «En présumant que la croissance sera de 0,2 % en décembre, le quatrième trimestre se solderait par une croissance annualisée de seulement 2,9 %», a noté Marc Pinsonneault, de la Banque Nationale. «Conjugué à la croissance de 1,1 % du troisième trimestre, cela représenterait la pire demi-année depuis la seconde moitié de 2001.»
D'après l'économiste Mark Chandler, de Scotia Capitaux, la croissance du quatrième trimestre pourrait n'être que de 2,7 %, ce qui serait encore plus faible que les attentes de la banque centrale. «La porte reste ouverte pour une nouvelle réduction des taux d'intérêt», a-t-il estimé.

