Le PIB est resté inchangé par rapport à octobre - L'économie canadienne a touché le point mort en novembre

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Reuters
Édition du samedi 31 janvier et du dimanche 01 février 2004

Mots clés : pib

Ottawa - L'économie canadienne a fait du surplace en novembre, une hausse de la demande en chauffage pour un début d'hiver plus froid qu'à l'habitude compensant le déclin de plusieurs secteurs, a indiqué hier Statistique Canada.

Le PIB est ainsi resté inchangé comparativement au mois d'octobre, a indiqué l'agence fédérale. Les analystes s'attendaient en moyenne à une hausse de 0,2 % et la plus faible prévision du groupe était un gain de 0,1 %. Au cours des 11 premiers mois de l'année, l'économie a enregistré une croissance de 1,8 % par rapport à la même période en 2002, a dit l'agence dans son rapport.

L'année 2003 a été marquée au Canada par une éruption du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) dans la région torontoise, la découverte d'un cas de maladie de la vache folle et la plus grande panne d'électricité jamais vue en Amérique du Nord.

Les secteurs des industries de biens et de services sont tous deux restés inchangés en novembre par rapport au mois précédent. Les déclins du commerce de détail et de gros ainsi que de plus importantes diminutions des activités minières et récréationnelles ont annulé une hausse de 2,6 % des services publics, surtout occasionnée par des températures plus froides que la normale dans l'Ouest canadien.

La Banque du Canada a réduit la semaine dernière son taux directeur et signalé que la croissance du quatrième trimestre ne serait pas supérieure à 4 % contrairement à ce qu'elle avait d'abord espéré. Le ministre des Finances, Ralph Goodale, avait réduit plus tôt en janvier ses prévisions de croissance économique pour 2003 à 1,6 %. «En présumant que la croissance sera de 0,2 % en décembre, le quatrième trimestre se solderait par une croissance annualisée de seulement 2,9 %», a noté Marc Pinsonneault, de la Banque Nationale. «Conjugué à la croissance de 1,1 % du troisième trimestre, cela représenterait la pire demi-année depuis la seconde moitié de 2001.»

D'après l'économiste Mark Chandler, de Scotia Capitaux, la croissance du quatrième trimestre pourrait n'être que de 2,7 %, ce qui serait encore plus faible que les attentes de la banque centrale. «La porte reste ouverte pour une nouvelle réduction des taux d'intérêt», a-t-il estimé.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com