Julius Peppers et Richard Seymour: jeunes, mais déjà dominants
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Houston -- On a fait un beau cas d'espèces du XXXVIIIe Super Bowl en soulignant à gros traits l'absence de vedettes. Dans le fond, on est peut-être mieux de s'y faire, car c'est une tendance qui pourrait se poursuivre.
Peppers, l'ailier défensif des Panthers de la Caroline, complète seulement sa deuxième saison dans la NFL, mais il est déjà reconnu comme étant une terreur pour les quarts adverses. Après une campagne recrue ponctuée de 12 sacs en 12 matchs qui a été couronnée par le titre de recrue par excellence, il a eu droit dès cette année à une double protection des lignes d'attaque adverses. On a vu baisser son nombre de sacs à sept, mais tous s'entendent pour dire que l'athlète âgé de 25 ans est déjà digne de la lignée des Michael Strahan et Reggie White.
«Il est évident que mes statistiques ont baissé, mais je crois que je suis encore plus utile à cette équipe cette saison», note Peppers, un jeune affable qui vous accueille avec le sourire. «Si mes chiffres chutent parce que deux gars me bloquent le chemin, ça veut dire que mes coéquipiers vont avoir de meilleures chances de rejoindre le quart adverse et ça me va très bien.»
C'est l'ailier défensif Mike Rucker qui a profité le plus de l'attention portée à son coéquipier par l'adversaire, haussant à 12 son nombre de sacs cette saison, un sommet personnel.
Il est ironique de voir Peppers disputer le Super Bowl dans le stade des Texans de Houston, lui qui a bien failli être le premier choix de la formation de l'expansion en 2002. Les Texans ont finalement opté pour le quart-arrière David Carr comme tout premier choix, laissant la voie libre aux Panthers pour sélectionner au deuxième rang un produit de leur État. Peppers vient en effet de la Caroline du Nord et c'est là qu'il a joué son football universitaire.
Deux Super Bowl
Seymour, quant à lui, n'a que 24 ans, mais il participe déjà à son deuxième Super Bowl. Premier choix des Patriots en 2001, au sixième rang de la première ronde, le colosse de six pieds, six pouces, 310 livres, a donné raison à ses patrons. Trois sacs en 12 matchs en 2001, 5,5 en 2002 au terme de sa première saison complète et huit cette saison font de lui un joueur bien établi aux yeux de ses pairs.
Avec une deuxième sélection au Pro Bowl, il est déjà une vedette, mais son tempérament calme ne l'incite pas à rechercher les feux des projecteurs. À preuve, ça ne se bousculait pas pour lui parler mardi dernier lors du «Media Day». Et il en est conscient.
«C'est vrai que je ne suis pas le plus spectaculaire en dehors du terrain, reconnaît le plaqueur défensif avec un sourire presqueù gêné. Mais parfois, ça me sert bien sur le terrain. Cette année, une partie de mon succès est dû à la présence de Ted Washington. Les gars de l'autre équipe doivent se mettre à deux ou à trois pour le stopper. Ça me crée des ouvertures», dit humblement, le jeune homme.
«Il est bien gentil de dire ça et c'est vrai qu'on est assez dangereux côte à côte sur la ligne défensive, mais Richard ne doit rien à personne. Des jeunes de son calibre, on n'en voit pas souvent», dit Washington, lorsqu'informé des propos de son coéquipier.
Il est vrai que Washington est... monstrueux. On comprend l'obligation de l'adversaire de le bloquer à tout prix. Du haut de ses six pieds, cinq pouces et 365 livres -- selon le guide de presse --, le vétéran plaqueur de 14 saisons acquis d'un échange avec les Bears de Chicago croit que Seymour fait partie de cette nouvelle génération de vedettes qui est déjà établie dans la NFL.
«Richard Seymour est une vedette. Aucun doute là-dessus. Et il y a d'autres jeunes comme lui dans les deux équipes. C'est juste qu'ils ne sont pas encore connus du public.»

