Vos finances: Malgré la correction de 2002-03 - Les dépôts boursiers répondent aux attentes

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Gérard Bérubé
Édition du lundi 26 janvier 2004

Mots clés : bourse

Le produit a évolué. Associée initialement à des indices boursiers, la formule s'est étendue aux «hedge funds» et aux multifonds.

Photo: Agence Reuters

Lancés à plus grande échelle il y a une dizaine d'années, les dépôts boursiers répondent aux attentes. Leader dans ce segment, la Banque Nationale revient cette année avec une autre offre -- avec un billet lié cette fois à un portefeuille de fonds d'investissement -- ajoutant du même coup plus de profondeur à la nouvelle génération de ces produits dérivés.

N'ayant d'autre prétention que de combiner sécurité du capital et expectative de rendement supérieure aux certificats de placement garanti (CPG) traditionnels, ces dépôts hybrides ont passé avec succès le test de cette phase de correction boursière de 2000-03 qui, aux États-Unis, n'a eu d'égal en termes de longévité que la glissade lors de la Grande Dépression des années 30. Ainsi, à titre d'illustration, parmi les 72 produits de ce type encore actif dans la gamme de la Banque Nationale, le quart seulement affichait un rendement négatif au 9 janvier dernier. Puisque ces produits garantissent le capital à l'échéance, la perte est donc ramenée à zéro dans ces cas-ci. Et l'on retrouve ces rendements nuls essentiellement sur des options liées à des placements internationaux, là où les performances sont généralement négatives depuis près de quatre ans maintenant.

Pour les autres, pour les trois quarts affichant des rendements positifs, la performance annuelle moyenne atteint les 3 % sur trois ans, les 7,6 % sur cinq ans. À titre de comparaison, le taux de rendement annuel sur un dépôt à terme de trois ans oscille autour de 2,5 % et celui sur un dépôt à terme à échéance de cinq ans, à 3,5 %.

De plus, en gestion active ou alternative -- un univers conçu pour se nourrir des fluctuations boursières et pour faire fi des corrections -- la performance annuelle moyenne des CPG Gestion active de la Banque Nationale est de 4,8 % depuis décembre 2000. «Cette quatrième classe d'actif, très populaire auprès des investisseurs dits de détail depuis trois ans, fait son travail. Elle stabilise les portefeuilles», a précisé Jean Blouin, vice-président, Solutions de crédit et placement à la Banque Nationale.

Le produit a donc évolué. Associée initialement à des indices boursiers, la formule s'est étendue par la suite aux «hedge funds» et aux multifonds. Et la première génération s'articulait autour d'une performance plafonnée, calculée selon une moyenne mensuelle. Ces limites sont tombées depuis.

La Banque Nationale a proposé, l'an dernier, une série de billets à échéance de sept ans dont le rendement potentiel est lié à l'évolution d'un indice calculé à partir d'un portefeuille composé de 20 titres «blue chips» canadiens. Ceux émis au début de 2003 offrent déjà un rendement d'environ 22 % en un an. L'institution revient cette année avec de nouveaux «billets blue chips» et une nouvelle famille de billets à rendement variable, dont la performance est liée cette fois aux aléas de sept fonds d'investissement, abritant des actions canadiennes, des actions internationales et des fonds à revenu fixe. «Nous offrons, ici, la diversification et une composante internationale», a résumé Jean Blouin. Le prix de vente est 100 $ et l'investissement initial, de 500 $.

Toujours les mêmes caractéristiques

Le capital est garanti à l'échéance, ici 2011. Mais question d'offrir une liquidité, le titre sera négociable après un an, à la valeur marchande (qui peut être, alors, inférieure au coût d'achat). Et le potentiel de rendement est illimité. En retour, la Banque Nationale se réserve le droit de racheter ces billets après quatre ans, en mi-parcours, à un prix de 136,05 $, ce qui représente un rendement annuel composé de 8 %. «Les produits sans clause de rachat ont un rendement plafonné. Sans entrer dans les détails techniques, ce sont ces clauses de rachat qui nous permettent d'offrir un rendement potentiellement sans limite», a expliqué Jean Blouin.

Ainsi, dix ans après les premiers «Sécuribourse», la popularité de ces produits est grandissante. «Nous retenons de ces dix ans que le client veut des caractéristiques simples. Il veut savoir ce qu'il achète et le calcul du rendement doit être simple.» Et le spécialiste de l'institution d'ajouter: «Il pousse davantage vers des paniers de référence, ou des solutions de placement plus globales.»


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