Inquiétude autour d'un patient de 35 ans - La crainte du SRAS s'intensifie dans le sud de la Chine

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AP , AFP
Édition du lundi 12 janvier 2004

Mots clés : sras

Deux employés vaporisent un insecticide dans les rues de Canton.

Photo: Agence Reuters

Canton -- Les autorités sanitaires de Hong Kong ont annoncé hier la découverte d'un nouveau cas suspect de SRAS dans la province chinoise voisine du Guangdong, d'où était partie l'épidémie il y a un peu plus d'un an.

Les autorités chinoises ont toutefois informé hier soir l'Organisation mondiale de la santé (OMS) que les tests réalisés sur ce patient ne permettaient pas pour l'instant de le considérer comme un cas suspect de SRAS. Le bilan reste donc d'un seul cas confirmé de cette maladie à ce jour.

Le patient en question, un homme de 35 ans, a été isolé et hospitalisé dans un état stationnaire.

«Ils ne l'ont pas classé comme un cas suspect de SRAS», a précisé Bob Dietz, porte-parole de l'OMS à Pékin.

Un cas confirmé

Un cas de pneumonie atypique avait été confirmé la semaine dernière à Canton chez un producteur de télévision de 32 ans. Le patient, dont la maladie avait été officiellement diagnostiquée comme le SRAS lundi par le gouvernement chinois et l'OMS, est sorti depuis guéri de l'hôpital.

Une serveuse de restaurant de 20 ans est également soupçonnée d'avoir été contaminée par le virus du SRAS dans la même région. Elle a été isolée dans un hôpital de Canton où sa fièvre est tombée et son état est stationnaire.

Ces cas, survenant six mois après la fin de l'épidémie de SRAS, ont ravivé la crainte d'un retour attendu du virus avec l'hiver.

La pneumonie atypique était apparue dans le Guangdong en novembre 2002, avant de se répandre dans une trentaine de pays, principalement d'Asie, faisant 774 morts, dont 349 en Chine et 299 à Hong Kong, et plus de 8000 malades.

Deux cas isolés avaient été signalés cet automne, l'un à Singapour, l'autre à Taïwan, mais il s'agissait d'accidents de laboratoire chez des chercheurs. Ils ont tous deux guéri sans infecter d'autres personnes. «Je pense qu'à cette période de l'année, l'apparition de cas sporadiques de SRAS dans la province du Guangdong n'est pas très surprenante», a ajouté le Dr Tsang de Hong Kong.

L'OMS avait dit de son côté s'attendre à ce que de nombreux cas suspects soient signalés cet hiver, les symptômes du SRAS ressemblant à ceux de la grippe et autres maladies respiratoires. Elle a commencé samedi sa seconde enquête de l'année dans le sud de la Chine.

De fausses alertes ont été récemment lancées aux Philippines, à Hong Kong et en Russie.

Les autorités de Canton cherchent de leur côté à savoir comment le nouveau cas suspect aurait été contaminé. À ce stade, elles ne pensent pas qu'il s'agisse d'une transmission par des animaux, a dit le Dr Tsang.

Civettes et rats

La civette, un gibier consommé dans le sud de la Chine, et d'autres animaux sont soupçonnés de porter et transmettre le virus du SRAS à l'homme et les autorités de Canton ont entrepris l'abattage des civettes de la ville. Elles ont également lancé une campagne d'extermination des rats et de coquerelles, provoquant l'inquiétude d'habitants devant la dispersion de 100 tonnes de poison dans les rues.

La Corée du Sud a déclaré hier avoir interdit l'importation de Chine de civettes, blaireaux et autres animaux soupçonnés de transmettre le virus du SRAS à l'homme.

L'OMS avait estimé avant l'annonce du deuxième cas suspect qu'il n'y avait pas de raison de s'alarmer, indiquant n'avoir «aucune indication sur une épidémie de grande ampleur».


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