Les menaces contre la planète - Les États-Unis se trompent de cible, dit un conseiller de Blair

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Le Devoir
Édition du samedi 10 et du dimanche 11 janvier 2004

Mots clés : climat

Dans une entrevue publiée aujourd'hui dans la revue Science, sir David King, le conseiller scientifique principal du premier ministre britannique Tony Blair, affirme que les changements climatiques constituent une menace probablement plus dangereuse pour la planète que le terrorisme.

«À mon avis, écrit sir David King, les changements climatiques constituent la plus grande menace qui nous confronte aujourd'hui, plus critique même que la menace du terrorisme.»

En ce sens, ajoute l'éminent scientifique, les États-Unis, comme première source mondiale de gaz à effet de serre -- le cinquième des émissions planétaires annuelles --, devraient prendre la menace des changements climatiques plus au sérieux. David King ajoute que l'administration Bush a commis une erreur majeure en se retirant du protocole de Kyoto tout comme c'était aussi, à son avis, une erreur majeure de prétendre que l'économie américaine s'en porterait plus mal.

Les pays décidés à s'attaquer au problème, ajoute le scientifique, même si leur économie est solide, comme la Grande-Bretagne, ne peuvent neutraliser un problème environnemental de cette importance sans la contribution américaine.

«En raison de ce réchauffement croissant, ajoute sir David King, des millions de personnes partout dans le monde vont devoir composer avec des famines, des sécheresses et des inondations, sans compter l'expansion de maladies comme la malaria.»


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