Opinion

Lettres: Vache folle et timidité suspecte de Paul Martin

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Claude Beauchamp, Québec, le 29 décembre 2003

Édition du mercredi 31 décembre 2003

Mots clés :

Incompréhensible, la réaction du gouvernement du Canada à la suite de la découverte d'un premier cas de vache folle aux États-Unis. On se rappellera que les Américains n'avaient pas hésité un seul instant à fermer leurs frontières à tous les produits bovins dès l'annonce d'un premier et unique cas de vache folle au Canada en début d'année, ce qui a lourdement pénalisé les producteurs canadiens et québécois, acculant même certains d'entre eux à la faillite.

Comment expliquer alors la décision du nouveau gouvernement de Paul Martin d'attendre les résultats de tests avant de prendre quelque mesure que ce soit, hormis un timide embargo sur les importations de certains produits en provenance des États-Unis? Doit-on voir là un signe de la volonté du nouveau premier ministre de ne pas indisposer les Américains alors qu'on demande au président Bush de réserver certains contrats

de reconstruction en Irak à des entreprises canadiennes?

On savait déjà que Paul Martin voulait se démarquer de Jean Chrétien en effectuant un rapprochement avec les États-Unis et leur président.

Ce qu'on ne savait pas, c'est qu'il était prêt à troquer la santé de ses concitoyennes et concitoyens et leur sécurité alimentaire en échange d'un prix de consolation qui pourrait prendre la forme de petits contrats en Irak.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com