J'ai suivi votre carrière depuis plus de 25 ans. À titre de directeur du Devoir, j'ai toujours apprécié votre rigueur intellectuelle et votre excellent jugement! Cependant vous m'avez grandement déçu lorsque vous avez accepté de prendre la tête du comité du Non lors du référendum de 1980. J'aurais préféré vous voir dans le camp du Oui avec René Lévesque et les souverainistes, surtout que vous aviez suggéré, en éditorial, de voter pour le Parti québécois à l'élection précédente. Lors de la fin de cette campagne référendaire, j'ai été vraiment navré de la façon dont vous avez été traité par ce Trudeau arrogant, à qui, par votre présence, vous aviez donné de la crédibilité à ses mensonges et à ses fausses promesses. J'espère qu'un jour, l'Histoire nous apprendra les dessous de ce triste épisode. Néanmoins, Monsieur Ryan, le temps est venu d'oublier le passé! Je vous souhaite de garder votre courage dans l'épreuve qui vous frappe et je vous assure de ma sympathie et de ma plus haute considération.