Augmentation de 20 % des frais d'exploitation - Le deuxième trimestre de la SAQ déçoit

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Gérard Bérubé
Édition du vendredi 19 décembre 2003

Mots clés : saq

La Société des alcools du Québec (SAQ) a affiché des résultats décevants au deuxième trimestre, conséquence d'une poussée de 20 % des frais d'exploitation. N'empêche, la société d'État mise sur les Fêtes pour réitérer sa confiance en l'atteinte des objectifs de rentabilité fixés par l'actionnaire.

Le poids de l'intégration des systèmes informatiques de la SAQ, placée sous l'acronyme VSOP, est demeuré omniprésent dans les résultats du deuxième trimestre, clos le 13 septembre 2003. Le bénéfice net a été de 110,6 millions, en baisse de 11,6 % sur celui de 122,1 millions du trimestre correspondant de 2002. Ce recul de 9,5 % s'inscrit malgré une progression de 2,4 % des ventes nettes, à 385,6 millions, et un repli de 6,3 % du volume des ventes (hors bières) entre les deux trimestres de comparaison. La marge bénéficiaire nette a été abaissée à 28,7 %, contre 32,4 % au trimestre correspondant de 2002.

L'effet VSOP

L'effet VSOP s'est donc fait sentir, et ce, de deux façons. D'une part, les frais d'amortissement liés à la capitalisation du système et l'injection de 4,4 millions dans ce projet d'intégration ont contribué à une augmentation de 17 millions, ou de 20 %, des frais d'exploitation. Touchant les 101,7 millions, les frais d'exploitation ont atteint, en proportion, 26,4 % des ventes nettes, contre une moyenne de 21,3 % (pour un deuxième trimestre) depuis l'exercice 1999-2000.

D'autre part, les ventes au réseau des grossistes-épiciers, en baisse de 23,8 % entre les deux trimestres de comparaison, avaient été massivement déplacées vers le premier trimestre afin de permettre une plus grande latitude au démarrage de VSOP, a ajouté la SAQ. Ce démarrage s'est fait en deux phases, soit le 22 juin, puis le 24 août derniers.

Pour l'ensemble du semestre, la SAQ a affiché un bénéfice net de 235,8 millions, en hausse de près de 2 % sur celui de 231,4 millions du semestre correspondant de 2002. Les ventes nettes ont progressé de 7,1 %, à 782,4 millions. En tenant compte des transactions avec les brasseurs et les distributeurs de bière, les ventes brutes du semestre se sont chiffrées à 1,12 milliard, contre 1,05 milliard. Pour le deuxième trimestre, ces ventes brutes sont passées de 544 millions à 607,7 millions.

En volume, l'augmentation respective a été de 60 % et de 84 %, sous l'impulsion des bières vendues aux brasseurs et aux distributeurs.

«Globalement, les résultats du second trimestre déçoivent mais étonnent peu», a précisé le p.-d.g. de la SAQ, Louis Roquet. «L'effet conjugué de la capitalisation du système VSOP, du déplacement des ventes au réseau des grossistes-épiciers et de certains investissements a généré une pression additionnelle sur les résultats financiers. Toutefois, le prochain trimestre, qui couvrira notamment la période des Fêtes, s'annonce plus profitable et permet d'entrevoir l'atteinte des objectifs de la SAQ.» On parle ici de la cible fixée par l'actionnaire, qui implique la comptabilisation d'un bénéfice net de 570 millions au terme de l'exercice 2003-04 contre celui, record, de 540 millions, réalisé en 2002-03.


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