Quand la neige neige
Mots clés :
La troupe Québec Issime présente Décembre à la Place des Arts, un spectacle pour aimer l'hiver

Doré, avec l'aide d'autres grands enfants comme lui, Julie Villeneuve, Étienne Rathé et Marie-Ève Riverin, s'est en effet imaginé un décembre fantasmagorique en forme de spectacle musical. Qui s'intitule Décembre, comme de raison.
«C'est né d'un spectacle qu'on faisait depuis deux ans au Palace, chez nous [le chic Théâtre Palace d'Arvida, quartier général de la troupe Québec Issime]. Un show pas mal moins élaboré qui s'appelait Québec Issime chante Noël, mais dans le même esprit. » Vingt mille spectateurs ont vu cet « embryon » de Décembre l'an dernier, ce qui n'est pas rien. « Assez pour intéresser la gang de la Place des Arts, en tout cas », se réjouit Doré.
À la PdA, on cherchait à programmer un spectacle annuel du temps des Fêtes, en plus de Casse-Noisette : Québec Issime ayant été présenté avec le plus vif succès à Maisonneuve, pourquoi pas Québec Issime chante Noël, version améliorée ? L'offre à long terme était du genre qu'on ne refuse pas : trois ans ferme, option de sept années supplémentaires. « De quoi investir dans l'avenir », résume Doré.
Les gens du Palais municipal de Saguenay ont embarqué dans le buggy : « Il nous fallait une plus grosse salle pour les répétitions, alors ils nous ont offert de coproduire Décembre et de baptiser le spectacle là. » Presque 9000 personnes ont vu en avant-première le spectacle ces jours derniers. « On avait la scène immense de La Fabuleuse [Histoire d'un royaume]. Il était pas mal gros, le village sous le sapin ! »
Ça, c'est le gros flash mauve de l'équipée. Décembre, c'est d'abord le village sous le sapin qui s'anime. « Ça vient de mon enfance. Faut dire que ma mère était sérieusement maniaque des sapins de Noël. Ça occupait la moitié du salon, sur douze pieds, avec le rocher, la crèche... J'ai participé à l'installation depuis mon plus jeune âge. Inconsciemment, c'étaient les prémisses d'un futur show. Selon mes phases de création, il y a eu la crèche en Lego, puis en pain d'épices, puis en pâte d'amandes, et puis L'Évangile en papier. Quand on s'est mis autour de la table pour créer Décembre, c'est tout ça que j'avais en tête. »
Ça et des chansons. « De toutes sortes. Noël, pour nous autres, c'est autant le Jingle Bells de Barbra Streisand que Le père Noël a pris un coup, la chanson yé-yé des Bel Canto. Nous ne prétendions pas écrire une comédie musicale, continue Doré, irrépressible. Mais nous ne voulions pas non plus que ce soit seulement une suite de medleys comme dans Québec Issime. Alors on a créé une trame de fond avec des personnages qui cheminent à partir du 21 décembre -- l'arrivée de l'hiver -- jusqu'au jour de l'An. »
Cela donne un chassé-croisé d'anges, d'elfes et d'autres lutins parmi les gens du village, la famille Lemaire (David LeBlanc, Caroline Riverin, entre autres), la famille Bedeau (Sylvain Doré, Natalie Byrns), etc. Et tout ce beau monde chante La Bolduc (Le Bas de Noël), Charlebois-Gauthier (Marie-Noël) et les Classels (Le Sentier de neige), mais aussi l'air traditionnel anglais Greensleeves.
«C'est un trip à notre manière. Notre vision du temps des Fêtes. Ben de la musique, ben du monde, et un peu la magie de nos Noëls d'enfants. »
- Décembre, théâtre Maisonneuve, Place des Arts. Jusqu'au 30 décembre.
Vos réactions
Aucun commentaire ... soyez le premier !

