Nouvelle manifestation à Montréal - Des centaines de personnes hurlent leur colère devant le bureau de Jean Charest

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Brian Myles
Édition du lundi 15 décembre 2003

Mots clés : charest, syndicat

Ils étaient plus de 500 personnes, hier, devant le bureau du premier ministre Jean Charest à Montréal, à protester contre la «réingénierie» mise en chantier par le gouvernement libéral.

Photo: Patrick Sanfaçon

Plus de 500 personnes ont bravé un froid de - 9 degrés Celsius hier à Montréal lors d'une manifestation devant les bureaux du premier ministre, Jean Charest, visant à démontrer que le mouvement d'opposition à son gouvernement n'était pas à bout de souffle.

À l'initiative de la CSN, la «Coalition j'ai jamais voté pour ça», formée des représentants des milieux communautaire, altermondialiste et syndical de Montréal, a signifié son vif mécontentent à l'égard des libéraux de Jean, dit «Mario» Charest. Compressions à l'aide sociale, augmentation des tarifs dans les garderies, le transport en commun et l'électricité, modification de l'article 45 du Code du travail pour faciliter la sous-traitance, privatisation des services publics, tarification de l'eau: voilà autant de tares associées au régime libéral qui ont été dénoncées hier à grand renfort de slogans hostiles. «Charest, ta réingénierie, c'est rien qu'un paquet de menteries», ont entre autres scandé les protestataires.

L'objectif de cette manifestation du «monde ordinaire» visait à prouver au gouvernement Charest que la grogne dépassait le monde syndical. Selon Denyse Lacelle, représentante de la Table régionale des organismes volontaires d'éducation populaire (TROVEP), «il est faux de croire que la population est d'accord avec les projets de loi sur la table. Utiliser le bâillon pour faire adopter ces projets de loi en vitesse, c'est un détournement de la démocratie».

Intensification des moyens de pression

La coalition se souvient des promesses électorales de Jean Charest sur le maintien des garderies à cinq dollars, ou les baisses d'impôts pour tout le monde. Huit mois après l'élection générale du 14 avril, ces citoyens ont rejoint les rangs

«de ceux qui n'ont jamais voté pour ça».

À quelques jours de l'imposition du bâillon à l'Assemblée nationale, les syndicats de la fonction publique vont intensifier leur pression cette semaine. La Centrale des syndicats du Québec tiendra, dès ce midi, une vigile permanente sur la colline parlementaire.

La CSN et la Fédération des infirmières du Québec ont par ailleurs l'intention d'interpeller directement les directions des différents établissements du réseau de la santé.


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