Manoel de Oliveira, le doyen du cinéma, ne manque pas de projets
Mots clés :
Lisbonne - Le doyen du cinéma mondial, le Portugais Manoel de Oliveira, qui fêtait hier ses 95 ans, ne manque pas de projets pour les prochains mois et devrait entreprendre le tournage d'un nouveau film dès janvier.
«Si les choses se passent bien», le cinéaste prévoit de commencer le tournage d'un nouveau film dès l'année prochaine, dont le titre sera O quinto império, ontem como hoje (Le Cinquième Empire, hier comme aujourd'hui), tiré de la pièce de théâtre El-Rei Sebastiao (Roi Sébastien) du poète portugais José Régio.
Le roi Sébastien a trouvé la mort en 1578 lors de la bataille d'Alcazarquivir sur le sol marocain. Sa disparition a engendré le mythe messianique de son retour pour sauver le Portugal.
Le cinéaste a également annoncé qu'il souhaitait réaliser la «deuxième partie» d'un documentaire autobiographique, qui fera suite à Visite - Mémoires et confessions (1982), mais qui ne sortira qu'après sa mort, a-t-il précisé.
Plus de vingt ans après la réalisation du premier volet de ce documentaire, Manoel de Oliveira déclare qu'il a plein de nouvelles choses à raconter. «Vingt et un ans, c'est le temps d'une jeunesse», a-t-il lancé.
Après plus de 70 ans de carrière (premier court-métrage en 1931), le réalisateur de La Divine Comédie, de La Lettre, de Je rentre à la maison ou de Porto de mon enfance, qui a connu l'époque du cinéma muet, ne cesse de tourner et de présenter depuis quelques années un film par an.
Sa dernière réalisation: Un filme falado (Un film parlé), sur la menace terroriste qui plane sur la civilisation méditerranéenne, a été présenté à la dernière Mostra de Venise où il avait obtenu, en 1985, un Lion d'or pour l'ensemble de son oeuvre.
Le film est également dans la course aux nominations pour l'Oscar du meilleur film étranger 2004.

