Un physicien parmi les parents
Mots clés : waldorf
«Ce qui distingue la pédagogie Waldorf, c'est le respect du rythme de développement de l'enfant. » Et c'est ce qui a attiré Louis Taillefer, physicien à l'Université de Sherbrooke, une autorité mondiale dans le domaine des supraconducteurs, lorsqu'il est rentré de Toronto avec sa famille au Québec.
L'arrière-plan ésotérique ne le dérange pas. Il ne se prononce pas sur la croyance selon laquelle l'âme ne s'incarne qu'à sept ans (ce qui expliquerait, selon Steiner, qu'on ne puisse apprendre que par le jeu avant cet âge), pas plus que sur les récits de réincarnation et d'Atlantide, qui constituent la raison d'être des orientations pédagogiques décidées par Steiner. Louis Taillefer insiste plutôt sur les valeurs morales et l'imaginaire, des choses qu'il importe bien plus, à ses yeux, de développer à un tout jeune âge que les connaissances factuelles.
Un argument avec lequel même les opposants à Waldorf sont d'accord : un enfant n'apprend pas de la même façon qu'un adulte.
Mais pourquoi ne pas prévenir les parents de toute cette philosophie pseudo scientifique ? demande Yves Casgrain, ex-directeur de la recherche à Info-Secte : « J'ai trouvé des traces de débats au sein des écoles privées. Dire ou ne pas dire ? Et jusqu'où ? Pour ce qui est des écoles publiques, les premiers pas de l'école La Roselière ont été marqués par ce silence ou par des omissions troublantes. »

