ADF supprimera 127 emplois supplémentaires à Terrebonne
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Ces mesures doivent entraîner des économies de plus de 15 millions sur une base annuelle
ADF doit terminer l'année comme elle l'avait commencée, avec de nouvelles compressions dans son effectif. Oeuvrant dans un marché toujours inerte, le spécialiste en structure d'acier doit retrancher 127 emplois supplémentaires à ses installations de Terrebonne, gonflant à près de 80 % les compressions dans son effectif depuis septembre 2002.Période difficile pour le secteur de l'acier
Se sont ajoutées hier des compressions supplémentaires de 127 emplois à l'usine restante d'ADF, celle de Terrebonne, qui voit son effectif ramené à quelque 175 employés. «Nous traversons une période des plus difficiles de l'histoire de l'acier, et les décisions que nous devons prendre le sont tout autant», a déploré Jean Paschini, président du conseil et chef de la direction, dans un communiqué diffusé hier. Ces dernières mesures de rationalisation doivent entraîner des économies de plus de 15 millions sur une base annuelle.
Cette série de compressions avait débuté en septembre 2002, avec la suppression de 95 emplois à ses usines de Lachine et de Terrebonne, qui cumulaient quelque 700 employés. L'entreprise québécoise évoquait alors l'inertie de l'industrie nord-américaine de la construction non résidentielle aux lendemains des attentats du 11 septembre 2001. Les États-Unis constituent le principal marché d'ADF qui, de surcroît, réalisait jusque-là 55 % de son chiffre d'affaires à New York. «Depuis le 11 septembre, les investissements à New York n'ont pas ralenti, ils se sont arrêtés totalement», déplorait encore Jean Paschini au début de 2003.
Ces sombres événements avaient forcé ADF à inscrire une perte nette de 129,5 millions au terme de son exercice clos le 31 janvier 2003, contre un bénéfice net de 25,3 millions un an plus tôt. Ses revenus sont passés de 510 millions à 307 millions entre ces deux exercices. Dans son principal marché, les revenus d'ADF n'étaient plus que de 280 millions en 2002, contre 406 millions l'année précédente. Dans l'intervalle, les ventes canadiennes passaient de 104 millions à 27 millions.
L'encre rouge avait toujours préséance dans les écritures comptables du premier semestre clos le 31 juillet dernier. Au cours de cette période de six mois, les revenus étaient en baisse de 56 %, à 81 millions, et la perte nette atteignait les 31,4 millions, comparativement à un bénéfice net de cinq millions au premier semestre de 2002. À cette date, ADF coiffait une dette de plus de 100 millions.
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