Opinion

Tristesse et indignation

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Gérald Larose, Président de la CSN de 1983 à 1999 et professeur invité à l'École de travail social

Édition du samedi 29 et du dimanche 30 novembre 2003

Mots clés :

Je veux témoigner combien Léon fut un gestionnaire hors norme, un gestionnaire aux qualités humaines exceptionnelles

Léon Lafleur est mort. Les sentiments qui m'habitent sont la tristesse et l'indignation. Je connais Léon Lafleur depuis 40 ans. Nous avons fait un bout de chemin ensemble du temps de notre formation classique. Ensemble, nous avons bâti des instruments démocratiques.

Ils furent pour nous et la communauté étudiante une formidable école de vie. Ainsi avons-nous appris les rudiments du service à autrui et du service public. Nos voies ont été différentes.

En nous suivant du coin de l'oeil, nous avons maintenu le cap. Je veux témoigner combien Léon fut un gestionnaire hors norme. Un gestionnaire aux qualités humaines exceptionnelles. Un gestionnaire novateur, mobilisant et tout rivé sur le bien-être de ceux et celles que l'institution servait.

Je déplore et dénonce l'incroyable injustice qu'il a subie dans l'indigne bourrasque médiatico-politique des événements récents. Rien de tout cela ne ressemblait à Léon Lafleur. Tout au contraire.

Une seule consolation: Léon Lafleur a laissé son empreinte partout où il est passé. Nos sentiments les meilleurs accompagnent toute sa famille et ses amis en ces moments insupportables.

Puisse son souvenir nous faire réfléchir longtemps!


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