Opinion

Lettres: La mort des droits d'auteur ?

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Frédéric Picard, Longueuil, le 5 novembre 2003

Édition du mercredi 12 novembre 2003

Mots clés :

Depuis la banalisation d'Internet à haute vitesse et l'explosion du phénomène des graveurs de CD, l'industrie du droit d'auteur a traversé des eaux, disons-le honnêtement, très troubles. Les sorties de Madonna, Wilfred ou Guy A. Lepage n'y changeront rien. Il y a quelque chose de louche au royaume des droits d'auteur.

La montée en flèche du format MP3 et de serveurs tels Kazaa a fait de sérieux dommages à l'industrie du disque, qui a riposté de façon conventionnelle, soit par la bouche de ses avocats. On se souvient tous des résultats obtenus par une telle tactique lors de l'affaire Napster. Comme les têtes d'une hydre, Kazaa et Morpheus sont apparus. On peut facilement présumer que l'éradication d'un Kazaa entraînerait la naissance de trois ou quatre autres serveurs similaires. [...]

J'aimerais proposer une solution à ce problème. Il est clair que la copie ne doit plus être rentable pour des compagnies comme Kazaa. La solution que je propose est que l'industrie du copyright crée un engin concurrent de Kazaa. Avec cet engin, il serait totalement légal de télécharger jusqu'à trois chansons d'un même artiste et d'un même album. Au delà de ce seuil, l'usager aurait à payer des droits d'auteur. Si l'utilisateur voulait télécharger une chanson en format très haute qualité, des frais pourraient également être exigés. Évidemment, ces frais devraient être minimes afin d'empêcher l'attrait d'engins illégaux de téléchargement. Les revenus de publicité d'un tel site iraient aux artistes les plus «orphelins». [...]

Avec la venue d'Internet à très haute vitesse et les DVD-ROM RW, de nouveaux pans de l'industrie du droit d'auteur écoperont. D'ici moins de cinq ans, gageons qu'il sera possible de télécharger un film, de le graver sur un DVD et de le présenter à sa petite famille en moins de 20 minutes. Le temps que dure une visite au club vidéo.


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