Opinion
Lettres: Après les défusions...
Mots clés : fusion
Monsieur le maire,
La richesse foncière totale des 18 banlieues-arrondissements de l'île ayant une population anglophone supérieure à la moyenne de l'île, s'élève à 36,2 milliards sur un total de 128 milliards pour l'ensemble de l'île, soit 28,3 %. Et lorsqu'on s'en tient uniquement à la base industrielle et commerciale, ces banlieues détiennent 8,7 milliards sur 34,7, soit exactement 25 %. Assez curieusement ces proportions étaient à peu près les mêmes en 1960, quand ces banlieues accaparaient 26 % de la richesse foncière totale de l'île, soit 1,152 millions sur un total de 4427 millions de l'époque.
En 1960, la ville de Montréal représentait 71 % de la richesse foncière de l'île. En 2000, elle était tombée à 55 %, ce qui déclencha la réforme Harel. Mais dans le pire des scénarios, le Montréal d'après les défusions sera encore viable puisqu'il retiendra au moins 75 % de la richesse foncière de l'île et très probablement plus. On ne peut donc parler de catastrophe irréparable mais plutôt d'un retour à la masse critique qu'avait Montréal lors de son apogée. [...]

