Brisebois, plus constant et efficace que jamais
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Les meilleurs échanges sont souvent ceux qu'on ne fait pas, dit-on souvent. Patrice Brisebois et José Théodore, que plusieurs avaient chassé de Montréal pour des raisons plus ou moins reliées au hockey, sont deux des meilleurs joueurs du Canadien en ce début de saison.
«Contre qui je devais être échangé? Tever quelque chose... Ou est-ce qu'il joue maintenant?», a blagué Brisebois après la victoire de 3-0 sur les Sabres, samedi, en feignant d'ignorer le nom d'Oleg Tverdovsky, qui évolue présentement en Russie.
Jeu amélioré
«Il a une très bonne attitude depuis le tout premier jour du camp d'entraînement. On a eu une bonne discussion avec lui. C'est important dans son cas de faire les choses simplement. Il fait partie d'un groupe de joueurs qui ont été constants et efficaces depuis le début de la saison», a expliqué l'entraîneur Claude Julien à son sujet.
Julien estime que Brisebois prend désormais de meilleures décisions et c'est ce qui explique son jeu amélioré.
«Peut-être qu'il essayait d'en faire trop la saison dernière et il ne faisait pas les bons choix. Cette année, il garde les choses simples et il est efficace. Ses choix de passes sont très bons, il semble très alerte. Il fait de nous une bien meilleure équipe.»
Plus relaxe
Brisebois ne nie pas les bienfaits de la sortie controversée du directeur général Bob Gainey contre certains spectateurs, qui a entraîné l'arrêt des huées à son endroit.
«Ça m'a enlevé une tonne de pression», disait-il après la victoire de 3-0 qu'il a longuement savourée dans le vestiaire en expliquant ses états d'âme.
«Je me concentre sur le travail que j'ai à faire et je joue avec l'esprit en paix. Je sais que j'ai du talent, je suis très confiant et je suis vraiment satisfait de mon jeu présentement», a-t-il dit, ajoutant «adorer» être utilisé à profusion.
«Je me sens plus dans le match.»
Jean Béliveau, l'ancien grand joueur du Canadien, a indiqué que Brisebois lui semble beaucoup plus relaxe cette saison.
«Être hué sur la route est une chose, mais à la maison...»
Plusieurs croient que le problème de Brisebois était qu'on le considérait comme un défenseur numéro un avec toutes les responsabilités que cela comporte, ce qu'il ne serait pas vraiment. C'est peut-être un peu ce que Julien voulait dire quand il a parlé d'un joueur qui voulait en faire trop par le passé.
«Ça dépend toujours des circonstances», répond Brisebois, qui ne manque pas de relever son temps de glace et son utilisation en avantage et en désavantage numérique, qui rappellent en effet le rôle d'un défenseur de premier plan.
Il croit plutôt qu'on a peut-être trop exigé de lui, ce qui est aussi une conséquence de son riche contrat de 16 millions $US pour quatre ans qui ressemble effectivement à ceux consentis aux défenseurs numéro un.
«C'est sûr que j'aimerais pouvoir donner des mises en échec comme Scott Stevens, me battre comme Derian Hatcher, lancer comme Al MacInnis ou passer la rondelle comme [Nicklas] Lidstrom, dit-il. On ne peut pas être parfait, mais je suis capable de bien jouer.»
Surtout quand on le laisse en paix.

