Grandbois épistolier
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En 1937, Alain Grandbois séjourne encore une fois dans l'île de Port-Cros en Méditerranée. Il écrit à son ami et écrivain Marcel Dugas, un Québécois qui vit et travaille à Paris: «Nous avons ici en ce moment un temps effroyable, les dieux sont déchaînés, on rêve par certaines nuits d'îles qui s'engloutissent, d'astres qui tombent à pic, d'une pulvérisation soudaine et définitive. Ça ne manque pas de charmes. Je suis continent, mélancolique et rageur. J'achève mes Chinois. J'en suis dégoûté pour la vie. La littérature gâte tout.» Ces Chinois qu'il évoque sont une biographie de Sun Yat-sen et un roman historique situé dans la Chine impériale -- deux projets qui ne verront jamais le jour. Il en profite aussi (et peut-être surtout) pour emprunter 1000 francs à Dugas.
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