Une journée d'identification aura lieu dimanche - Des outils pour prévenir les enlèvements d'enfants

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Édition du mercredi 15 octobre 2003

Mots clés :

Dans les cas de disparition d'enfants, chaque minute compte et la constitution d'un carnet d'identification de l'enfant est fort utile aux policiers.

Photo: Jacques Nadeau

Le Réseau Enfants retour revient à la charge avec sa campagne annuelle sur la sécurité des enfants, alors que trois tentatives d'enlèvement d'enfants ont eu lieu ces dernières semaines dans la région de Montréal.

Le réseau s'est notamment associé aux principaux corps policiers pour mener sa campagne, qui comprend des ateliers d'information en milieu scolaire ainsi qu'une journée d'identification, dimanche prochain. À l'occasion de cette journée, les parents seront invités à remplir un carnet d'identification pour leurs enfants.

Le carnet d'identification comprend une photo de l'enfant, sa description, les coordonnées pour joindre sa famille et des proches, des antécédents médicaux détaillés et ses empreintes digitales. Il est précisé, en caractères gras dans le carnet, que «les empreintes digitales ne sont pas reproduites et ne sont pas conservées par les corps policiers ou par le Réseau Enfants retour». On y invite également les parents à déposer une mèche de cheveux de l'enfant dans un sachet à titre d'empreinte génétique (ADN).

Les partenaires de cette campagne espèrent joindre cette année 50 000 enfants, comparativement à 40 000 lors de la première édition de la journée d'identification provinciale, l'an dernier.

En conférence de presse, hier, Linda Brosseau, coordonnatrice du programme Nos enfants disparus et représentante de la Gendarmerie royale du Canada, a souligné le fait que, dans les cas de disparition d'enfant, «chaque minute compte» et que la constitution d'un carnet d'identification de l'enfant est fort utile aux policiers.

Parler aux enfants

En entrevue après son allocution, Mme Brosseau a expliqué que les parents ne doivent pas hésiter à parler à leurs enfants des dangers auxquels ils peuvent être confrontés, même si cela comporte le risque de les apeurer. Il faut leur parler avec doigté, avec diplomatie.

Un parent, a-t-elle expliqué, doit renforcer le sentiment d'estime de soi de l'enfant, lui dire qu'il doit dire non à un adulte s'il ne se sent pas bien dans une situation donnée ou s'il flaire un danger. Dans une telle éventualité, l'enfant doit regarder l'adulte dans les yeux et lui dire non. Si le danger est réel, il fait bien de crier, de courir, de se débattre et de chercher de l'aide.

Les ateliers du Réseau Enfants retour, qui s'adresseront aux enfants de cinq à douze ans dans un cas et de trois à cinq ans dans l'autre, partent d'ailleurs du principe qu'«un enfant n'est jamais trop jeune pour être sensibilisé à sa sécurité personnelle».

Au cours des dernières semaines à Montréal, trois filles de neuf à douze ans ont été victimes de tentatives d'enlèvement, soit deux dans l'arrondissement de Verdun et la troisième dans l'est de Montréal.

L'an dernier, au Québec, 8033 disparitions d'enfant ont été rapportées aux autorités policières, et 66 532 au Canada, selon le rapport publié en 2002 par les Services nationaux des enfants disparus.

Environ 96 % des enfants disparus étaient âgés de 12 à 17 ans; il s'agit le plus souvent de fugues. Dans 59 % des cas, il s'agissait de filles. Dans plusieurs cas, il peut s'agir d'un enlèvement parental.

La Journée d'identification aura lieu dans l'ensemble des quelque 200 restaurants McDonald's au Québec, de 10h à 15h dimanche prochain. À cette occasion, les enfants accompagnés d'un adulte recevront gratuitement un carnet d'identification avec leur photo et leur fiche descriptive.


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