Meurtre de Zahra Kazemi - La justice iranienne libère l'accusé
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Téhéran -- La justice iranienne a accepté de libérer sous caution le seul accusé du meurtre de la journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi, a déclaré hier le juge Rassoul Ghanimifar qui dirige son procès, selon l'agence estudiantine iranienne Isna.
La caution n'a toujours pas été versée, a ajouté le magistrat sans fournir plus de détail.
L'accusation a requis contre Ahmadi un à trois ans de prison. L'accusé a plaidé non coupable.
Née en Iran mais vivant au Canada et venue en reportage dans son pays d'origine, Zahra Kazemi est morte le 10 juillet à l'hôpital d'une hémorragie cérébrale consécutive à une fracture du crâne causée par des coups reçus au cours de sa détention, du 23 au 27 juin.
Cette affaire a jeté une lumière crue sur certains agissements dans les prisons et à l'encontre des journalistes. Elle a détérioré les relations entre Téhéran et Ottawa. Mais elle a aussi donné lieu à de nouvelles crispations entre conservateurs, dont la justice est un bastion, et réformateurs, sous l'influence desquels sont passés les Renseignements après une vague d'assassinats d'opposants et d'intellectuels fin 1998.
Zahra Kazemi, arrêtée le 23 juin devant la principale prison de Téhéran alors qu'elle prenait des photos de familles de détenus, est passée au cours de sa détention entre les mains des agents du parquet, de la police, puis de nouveau du procureur et enfin des Renseignements.

