Le Congrès forestier mondial lance un cri d'alarme
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Québec -- Dans son énoncé final, le XIIe Congrès forestier mondial «s'inquiète grandement de la perte du couvert forestier et de sa dégradation permanente, qui se poursuit à un rythme alarmant».
«La dégradation des forêts, même lorsqu'elles sont éloignées de plusieurs milliers de kilomètres, a des impacts partout, a estimé le ministre canadien des Ressources naturelles, Herb Dhaliwal. La conservation des forêts est extrêmement importante, dans le dossier des changements climatiques, par exemple.»
Le XIIe Congrès forestier mondial s'est terminé hier midi avec la publication de l'énoncé final. M. Dhaliwal dit de ce texte qu'il s'agit d'un «document important», dont il s'engage à discuter avec ses collègues provinciaux lors de leur rencontre de l'an prochain.
Quant à lui, le ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec, Sam Hamad, affirme que «l'énoncé final s'inscrit dans notre politique». Ainsi, l'énoncé mentionne que les peuples autochtones doivent être partie prenante dans la gestion forestière. Le Québec, par la Paix des Braves, est déjà engagé sur cette voie, souligne M. Hamad.
Cet énoncé sera transmis aux Nations unies, et il alimentera les débats du Forum intergouvernemental sur les forêts. Le Congrès forestier mondial, qui se tient tous les six ans, n'a aucun pouvoir décisionnel.
Les participants se sont aussi engagés à «faire avancer leur cause plus rapidement en levant les obstacles actuels qui nous empêchent d'atteindre notre vision à long terme.»
«Les administrations publiques sont réfractaires aux nouvelles choses, dit Jean-Louis Kérouac. Elles devront s'appliquer à changer plus rapidement.»
Par ailleurs, Sam Hamad est d'avis que, à la fin de cette semaine de discussions et de débats, «les Québécois sont maintenant convaincus qu'il n'y a plus de coupe à blanc au Québec».
Ce qui n'empêchera pas les libéraux de «tenir leur promesse» et d'annoncer, «en temps opportun» une commission d'étude sur le sujet.

