Le message d'Ingrid Betancourt réconforte ses sympathisants
Mots clés :
L'ex-candidate à la présidentielle colombienne affirme ne pas vouloir être échangée contre des guérilleros
Le message délivré samedi soir sur une bande vidéo par l'ex-candidate à la présidentielle colombienne, Ingrid Betancourt, «est un message de femme d'État qui voit plus loin que sa propre situation et qui souhaite la paix en Colombie, même si elle est un otage», soutient Gilles Cavin, porte-parole du comité canadien de soutien à Ingrid Betancourt.L'année dernière, 25 000 Québécois ont signé une pétition remise au ministre canadien des Affaires étrangères, Bill Graham, demandant la libération immédiate de Mme Betancourt. Selon M. Cavin, le gouvernement canadien pourrait faire des pressions pour relancer les négociations de paix entre les gouvernement colombien et les FARC, responsables de l'enlèvement de la politicienne. Le 20 février 2002, le président colombien de l'époque, Andrés Pastrana Arango, mettait fin unilatéralement au processus de paix. Trois jours plus tard, Ingrid Betancourt était enlevée.
Ses proches étaient sans nouvelles d'elle depuis le mois de mai de l'année dernière. Des rumeurs circulaient disant que la fondatrice du parti colombien «Oxygène vert» était très malade. La bande vidéo diffusée samedi soir par la télévision Noticias Uno de Bogota, montrant «Ingrid», comme elle est affectueusement appelée dans le pays andin, en bonne santé et loquace, a réchauffé le coeur de ses proches et de ses sympathisants.
Sur la bande vidéo, Ingrid affirme ne pas vouloir être échangée contre des guérilleros, «pour ne pas donner une raison aux FARC d'enlever plus de civils», indique M. Cavin. Elle donne cependant le feu vert au président colombien Alvaro Uribe pour organiser un sauvetage militaire, «mais pas n'importe lequel», déclare-t-elle sur la vidéo. M. Cavin explique en effet que les sauvetages militaires en Colombie finissent dans 70 % des cas par la mort des otages. La situation privilégiée par Mme Betancourt est une libération humanitaire des otages civils de la part des FARC. Mais, pour ce faire, le gouvernement colombien doit retourner s'asseoir à la table de négociations pour la paix.
Vos réactions
Aucun commentaire ... soyez le premier !

