Financement des garderies - Ottawa doit un milliard au Québec, dit le PQ

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Robert Dutrisac
Édition du jeudi 28 août 2003

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Québec -- L'opposition officielle somme le gouvernement de mettre en oeuvre un quatrième scénario de financement du réseau de garderies: obtenir d'Ottawa le milliard qu'il n'a pas versé depuis 1998 en déductions fiscales aux familles québécoises en raison du régime des garderies à 5 $ par jour.

Aux trois scénarios de financement proposés par le gouvernement Charest pour les fins de la consultation qu'il mène sur les garderies, un quatrième s'impose pour préserver l'universalité des services de garde, a souligné hier le chef de l'opposition officielle, Bernard Landry, qui était accompagné par la députée de Taillon et porte-parole en matière d'éducation, Pauline Marois, et par le député de Joliette et porte-parole en matière de famille et d'enfance, Jonathan Valois.

«Un milliard de dollars et on règle pour dix ans le meilleur scénario qu'ils ont sur la table», a dit Jonathan Valois. Comme les familles ne paient que 5 $ par jour pour chacun de leurs enfants en garderie plutôt que 25 $ par jour, les déductions fiscales qu'ils recevaient du gouvernement fédéral s'en trouvent diminuées d'autant. Ainsi, le gouvernement fédéral a épargné 108,6 millions dès la première année de l'instauration du régime, en 1998, alors que le réseau de services de garde comptait 82 000 places. Cette économie, qui a crû à mesure que le réseau s'est développé, sera de quelque 235 millions en 2003 et aura totalisé tout près de un milliard en six ans, calcule l'opposition officielle.

Le gouvernement du Québec a déjà réclamé d'Ottawa l'établissement d'une formule pour que cette économie lui soit versée, mais en vain. M. Valois a lancé un défi au ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard: qu'il obtienne ce remboursement de un milliard d'ici la fin de l'année. «Ce sont des fédérastes, euh, des fédéralistes: ils disent qu'ils peuvent faire marcher la fédération, a dit le député. Qu'ils cessent leur à-plat-ventrisme devant Ottawa.»

De son côté, Pauline Marois a dit craindre que les services de garde en milieu scolaire, à 5 $ par jour eux aussi et même s'ils ne sont pas visés par l'actuelle consultation, ne soient sacrifiés et qu'«on fasse payer aux parents les compressions que l'on demande aux réseaux primaire et secondaire et qui sont de l'ordre de 90 millions».

Centres de la petite enfance

L'Association des centres de la petite enfance a repris l'idée défendue par le PQ en soulignant que Les politiques familiales du Québec font épargner 225 millions de dollars annuellement à Ottawa.

«Faites pression sur le gouvernement fédéral afin qu'il transfère cette somme à l'État québécois, pour répondre aux besoins des parents. Nous sommes prêts à faire front commun avec le gouvernement québécois pour réclamer ces sommes», a dit la présidente de l'association, Hélène Potvin.

Selon elle, hausser le tarif des garderies alourdira considérablement les frais pour les parents, surtout dans les familles les moins riches, a plaidé hier, chiffres à l'appui, l'Association québécoise des centres de la petite enfance.

«Ne touchez pas au tarif de 5 $. Ce n'est pas qu'un symbole», a déclaré la présidente de l'association, Hélène Potvin, qui a défendu son point lors d'une consultation organisée par les ministres Claude Béchard et Carole Théberge.

Mme Potvin a fait valoir qu'une simple hausse de 2 $ par jour, soit un tarif de 7 $ au lieu de 5 $, se traduirait par une augmentation mensuelle de 77,25 $ pour une famille ayant un revenu annuel de 20 000 $.

Avec la Presse Canadienne


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Tout à fait d'accord - par Marie-Joëlle Carbonneau (-joelle.c@alainmailhot.com)
Le samedi 30 août 2003 19:00

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