Vache folle: une gestion de crise plus médiatique que sanitaire

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Fabien Deglise
Édition du samedi 23 et du dimanche 24 août 2003

Mots clés :

Plus de trois mois après la découverte du premier cas indigène d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) -- la maladie de la vache folle -- au Canada, les éleveurs de bovins du Québec et d'ailleurs au pays ne semblent toujours pas voir la lumière au bout du tunnel. Et ce, même si depuis deux semaines les États-Unis ont levé partiellement l'embargo, imposé depuis mai dernier, sur les exportations de viande bovine canadienne. Normal, croit le spécialiste français de l'ESB, Jean-Philippe Deslys. Car face à la crise, le Canada s'est comporté comme tous les autres pays touchés avant lui par cette étrange maladie, France et Grande-Bretagne en tête. En prenant les mêmes décisions, en faisant les mêmes erreurs pour, au bout du compte, une incidence sur la confiance des consommateurs et l'économie tout à fait prévisible.

















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