Les marchés voient la conjoncture d'un meilleur oeil
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Le Dow Jones termine la journée sur un sommet de 14 mois

Photo: Agence Reuters
Le Dow Jones a même terminé sur un plus haut de 14 mois de 9412,45, correspondant à une hausse de 1 %, à la faveur de bonnes nouvelles individuelles sur le front des sociétés, lesquelles ont nourri l'espoir que les comptes des entreprises s'amélioreraient en même temps que la conjoncture.
Belle hausse du Nasdaq
Le Nasdaq composé affiche pour sa part une belle hausse de 2,2 % et la plupart des valeurs de haute technologie ont poursuivi leur progression après la clôture sur Instinet. Ces hausses sont toutefois intervenues dans des volumes modestes, ce qui n'a rien d'anormal en cette période estivale.
À Toronto, l'indice S&P/TSX a grimpé de 20,78 points, à 7411,33, revenant à son niveau de juin 2002.
«Il semble bien que l'économie continue de s'améliorer et la Bourse continue de refléter cela», commente Erik Gustafson, de Columbia Management Group.
Même un événement aussi marquant que la gigantesque panne de courant qui a touché l'Amérique du Nord jeudi dernier, et dont les retombées économiques sont loin d'être négligeables, n'a pas fait le poids face aux perspectives optimistes du distributeur Wal-Mart ou encore à l'opinion élogieuse réservée aux nouveaux processeurs d'Advanced Micro Devices. Outre ces valeurs, ont progressé celles jugées les plus aptes à profiter tôt d'un redressement économique, tels les conglomérats industriels General Electric et Honeywell.
Profitant d'une embellie du sentiment qui s'est matérialisée par une plus forte demande, le dollar a progressé sur un large front, approchant d'un plus haut de trois mois et demi contre l'euro et atteignant un pic d'un mois contre le franc suisse.
L'ensemble des indicateurs parus la semaine dernière ont accoutumé le marché à l'idée que l'économie des États-Unis se redressait plus vite et plus fort que celles de ses partenaires commerciaux, et surtout celles des pays européens. «La plupart des indicateurs US ont soit correspondu aux attentes, soit les ont dépassées ces derniers temps, ce qui est loin d'être le cas pour nombre de statistiques européennes», constate Bob Lynch, de BNP Paribas, New York.
Les statistiques de la semaine, notamment l'indice de confiance du consommateur de l'Université du Michigan et les rapports sur le marché immobilier, devraient confirmer cette impression, de l'avis de la plupart des analystes.
«Le panorama paraît devenir très favorable au dollar, au moins sur le court terme, dans le sens qu'on peut relier cela à un flux très régulier d'indicateurs économiques US forts», commente Andrew Delano, d'IDEAGlobal.
En fin de journée, le dollar se traitait non loin de 1,1150 par euro, en hausse de 1 % sur la clôture de vendredi.
Marché obligataire
Le marché obligataire était déserté en cette période de vacances mais les fonds d'État ont dans l'ensemble monté, les dégagements observés sur le marché des crédits immobiliers et qui les avaient sanctionnés ces dernières semaines s'étant fait discrets. Leurs gains ont toutefois été limités par l'indice de la National Association of Home Builders, indiquant que l'optimisme des bâtisseurs dans l'immobilier résidentiel est au plus fort en août depuis janvier 2000 aux États-Unis.
Le peu de liquidité estivale du marché a joué en sa faveur, en ce qu'elle a permis à un seul intervenant de faire monter les cours. «Il se peut que ce type prenne ses bénéfices sur une pentification de la courbe ou alors il ne s'intéresse qu'au rendement», dit un opérateur. «Quoi qu'il en soit, il a pris au dépourvu un marché très court et très illiquide.»
La courbe des rendements s'est tendue à des niveaux sans précédent la semaine passée, les taux courts ancrant leur position sur la promesse de la Fed de conserver bas les taux officiels, tandis que les fonds hypothécaires étaient obligés de liquider du long terme pour équilibre les portefeuilles. La note à 10 ans a gagné 18/32, pour un rendement de 4,46 % contre 4,53 % vendredi. Le rendement a atteint un pic d'un an de plus de 4,60 % la semaine dernière, ayant gagné plus de 150 points de base depuis la mi-juin.
L'emprunt à 30 ans a pris 25/32, pour un rendement de 5,40 %. Le perdant du jour est la note à deux ans, mais de peu, avec une perte limitée à 1/32, rendement de 1,83 %.

