La canicule en France - Le gouvernement Raffarin dément le chiffre de 5000 morts
Mots clés : canicule
La situation serait « totalement maîtrisée »

Photo: Agence Reuters
«Sachez simplement que la crise a été gérée dans les hôpitaux pour le moment comme elle devait l'être et que nous restons sur le pied de guerre», a-t-il déclaré. «Nous sommes très vigilants parce que les choses ne sont pas totalement terminées pour ceux qui restent à l'hôpital et pour ceux qui arrivent en urgence différée.»
L'hôpital, «les urgences, les Samu ont correctement fonctionné avec des personnels soignants et administratifs remarquables», s'est félicité le ministre.
«Autopsie collective» réclamée
Les fortes chaleurs qui ont sévi pendant une dizaine de jours en France ont provoqué «entre 3000 et 5000 morts», avait estimé le Dr Pelloux, l'un des premiers à avoir tiré la sonnette d'alarme. Le médecin a réclamé la création d'une commission d'enquête parlementaire chargée d'un «vaste travail d'autopsie collective» afin de comprendre «les incroyables dysfonctionnements» du système de santé durant ces fortes chaleurs.
Le Dr Pelloux affirme avoir alerté les autorités sanitaires dès «le 6 ou le 7 août» avant de lancer un cri d'alarme devant les médias dimanche dernier, alors que le Plan blanc de mobilisation des lits n'a été déclenché que mercredi soir en Île-de-France. Il dénonce aussi les fermetures de lits d'hôpitaux l'été qui ont pesé sur l'accueil des malades.
Les Verts et le député socialiste Arnaud Montebourg ont réclamé la démission du ministre de la Santé, auquel le premier ministre Jean-Pierre Raffarin a apporté samedi son soutien.
«La recherche du bouc émissaire n'est pas pour moi la solution», a-t-il dit.
Selon la Direction générale de la santé (DGS) et l'Institut de veille sanitaire (InVS), une «évaluation nationale fiable du nombre de décès» associés à la canicule ne devrait «pas être disponible avant plusieurs semaines».
Les données disponibles recueillies dans les grands centres hospitaliers de plusieurs villes françaises font apparaître une «baisse significative du nombre de décès après le pic du 12 août». Mais il n'est pas possible «pour l'instant» de considérer que «l'épidémie [de décès] soit complètement résolue, des décès différés étant à craindre», notent la DGS et l'InVS.

