Opinion

Littérature française - Perec, mode d'emploi

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Hélène De Billy
Édition du samedi 16 et du dimanche 17 août 2003

Mots clés :

Entretiens et conférences constitue un témoignage unique sur un art d'écrire étonnamment festif et audacieux

Peu d'écrivains ont repensé l'acte d'écrire comme Georges Perec. Célébré dès la parution de son premier roman (Les Choses, prix Renaudot 1965), celui qu'on appelait «le bricoleur génial» voyait la littérature comme un jeu et l'univers de l'écrivain comme un puzzle. Le matériau des «gens de lettres», ajoutait-il, ce n'est pas ce qu'ils ont dans la tête («on a des beaux sentiments... des impressions intelligentes... et toutes ces choses-là ne servent à rien») mais la littérature universelle, cet ouvrage inachevé dans lequel l'écrivain doit inscrire son oeuvre comme on ajoute les pièces manquantes à un puzzle. Le romancier, prétendait-il encore, doit prendre «comme point de départ ce qui était un aboutissement chez les prédécesseurs».

















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