L'offre d'achat est jugée insuffisante - Pechiney ne veut toujours pas entendre parler d'Alcan
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Paris -- Pechiney a confirmé hier le recul de sa rentabilité opérationnelle au deuxième trimestre et réitéré son rejet de l'offre de rachat lancée le 7 juillet par son concurrent canadien Alcan, jugeant son prix de 3,4 milliards d'euros «notoirement insuffisant».
Une porte-parole du groupe a indiqué que les dirigeants poursuivaient actuellement aux États-Unis une opération entamée la semaine passée en Europe pour tenter de convaincre les actionnaires de ne pas apporter leurs titres Pechiney à Alcan. Pour Pechiney, le prix proposé par le canadien «est notoirement insuffisant au regard des actifs industriels, technologiques et immatériels de l'entreprise et ne reflète aucunement sa valeur stratégique».
Le groupe a insisté en outre dans un communiqué sur le «caractère incertain» de l'offre, une allusion au fait qu'Alcan a annoncé qu'il y renoncerait si celle-ci devait faire l'objet d'une enquête approfondie des autorités de la concurrence européenne.
Lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, le directeur financier Olivier Mallet a indiqué que plusieurs activités du groupe «montraient des signes d'amélioration» mais il s'est refusé à donner un objectif chiffré ou à commenter l'offre d'Alcan.
Pechiney a déjà laissé entendre qu'il avait reçu de nombreuses manifestations d'intérêt en vue d'une contre-offre qui ferait échec aux visées d'Alcan. Mais les analystes sont sceptiques quant à la possibilité de l'irruption d'un chevalier blanc intéressé par l'ensemble du groupe et pensent généralement que Pechiney devra soit se vendre par activité s'il veut échapper au canadien soit négocier avec celui-ci des termes de rapprochement plus favorables.
L'action Pechiney cédait 0,4 % à 44,95 euros, évoluant près de 10 % au-dessus de sa valorisation par l'offre d'Alcan (environ 41 euros).

